Quand vient le moment de se quitter

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La date de sortie de mon premier roman a changé. Désormais, il est prévu qu’il paraisse début 2017 (janvier ou février, je ne manquerai pas de vous tenir informés dès que j’en saurai plus). Mon éditeur m’avait demandé d’effectuer quelques modifications sur mon manuscrit (tapuscrit pour être plus exacte). C’est chose faite. Les corrections sont terminées. En réalité, j’aurai pu finir il y a déjà quelques semaines mais j’ai tardé, répugnant à « lâcher » mon roman. J’avais le sentiment désagréable de l’abandonner, doublé de l’insatisfaction de ne pas avoir réussi à atteindre la perfection vers laquelle je tendais. J’ai dû faire un travail sur moi-même pour parvenir à me dire que « mon bébé » devait maintenant vivre sa propre vie. Il sera adoré ou détesté, ignoré ou encensé… cela ne dépend plus de moi désormais.

L’histoire de mon petit deuxième tourne en boucle dans ma tête, ne demandant qu’à sortir depuis déjà un bon moment. Cela m’a aidé à dire au revoir à mon premier roman. Il faut bien laisser de la place au deuxième.

Les romans sont comme les enfants, je crois. Il y a un moment où il faut savoir les laisser s’envoler.

Qui veut gravir une montagne commence par le bas

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À l’hiver 2014 me titillait sauvagement le désir d’arrêter mon activité pro pour me consacrer à l’écriture et essayer d’en vivre (là je sais que je place la barre très haut).

J’ai toujours aimé écrire. J’aime raconter des histoires, inventer des personnages, des décors… C’est un plaisir immense, qui au fil des années, s’est transformé en besoin. Écrire me détend, m’égaye, me fait réfléchir, m’apaise, me vide, me rend heureuse et épanouie.

L’idée d’écrire en dilettante tout en continuant mon boulot ne me plaisait pas du tout. Je savais que je n’y arriverai pas. Et puis je crois qu’un homme sommeille en moi, parce que je ne sais pas faire plusieurs choses en même temps. Mais tout arrêter pour ne plus faire qu’écrire ? Whouah !

Il paraît qu’un Français sur trois écrit. Les chances de sortir du lot sont extrêmement minimes…  J’ai réfléchi quelques mois. Puis, en janvier 2015, j’ai pris la décision de me lancer. On a qu’une vie. J’ai compris à ce moment-là, que j’avais sans doute franchi la première étape de mon odyssée. La prise de décision. Parce qu’une fois la décision prise, il ne reste plus qu’à usiner.

Je vous raconterai, dans un autre post, comment j’ai écrit mon premier roman (ça ne s’est pas fait tout seul) mais une fois la chose faite et après un sacré tri sélectif des maisons d’édition, j’ai envoyé mon manuscrit par la poste. Cette étape s’est étalée sur plusieurs semaines parce que j’ai mis des plombes à écrire les lettres d’accompagnement. Et voilà. Aujourd’hui, j’en suis là.

L’étape « envoi » s’est terminée il y a quelques semaines et j’ai déjà reçu ma première lettre de refus (bon pour l’instant, rien d’anormal).

En attendant les réponses des éditeurs, j’ai créé ce blog et j’écris des nouvelles. Une fois toutes les réponses reçues, j’aviserai comment poursuivre cette odyssée.