Ma bulle de savon

J’ai écrit une comédie romantique, et j’ai trouvé cet exercice très différent (mes deux précédents romans – le deuxième paraît bientôt – sont des thrillers). C’était très amusant d’écrire cette comédie. À chaque fois que je me mettais derrière mon écran d’ordinateur, je me sentais comme dans une petite bulle de savon. Attention, je ne dis pas qu’écrire une comédie est plus simple que le reste ! D’ailleurs, je ne sais pas ce que vaut ce texte. Être drôle, c’est très difficile. C’est avec un extrait de ce roman que j’ai participé au troisième Mazarine Book Day en mars dernier (pour ceux qui veulent savoir de quoi il retourne, l’article est ici) et je ne suis pas lauréate (j’ignore si le/la lauréat(e) a été proclamé(e), je n’ai pas trouvé d’info à ce sujet). Bref… tout ça pour dire que je viens de mettre le point final à cette comédie et que je pars en quête d’un éditeur. Je sens que ça ne va encore pas être simple, mais essayer ne coûte rien (sauf de l’huile de coude). À suivre donc…

Alors voilà, il est arrivé…

Silhouette woman practicing yoga posing on beach at sunset

… le coup de téléphone que j’attendais comme le messie. Un après-midi comme les autres, mon portable a sonné. Mon interlocuteur s’est présenté (éditions Terra Nova) et m’a annoncé qu’il souhaitait me publier. La suite, je ne l’ai pas bien comprise. Cette phrase « nous souhaitons vous publier » a mis longtemps à être digérée par mon cerveau et pendant que je m’évertuais à essayer de la comprendre plus vite, la conversation s’est poursuivie presque indépendamment de moi. Après avoir raccroché je me suis même demandé si ce coup de fil je ne l’avais pas inventé, si ce n’était pas une mauvaise farce de mon imagination. Un mail est venu me confirmer que non, je n’avais pas rêvé.

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Qui veut gravir une montagne commence par le bas

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À l’hiver 2014 me titillait sauvagement le désir d’arrêter mon activité pro pour me consacrer à l’écriture et essayer d’en vivre (là je sais que je place la barre très haut).

J’ai toujours aimé écrire. J’aime raconter des histoires, inventer des personnages, des décors… C’est un plaisir immense, qui au fil des années, s’est transformé en besoin. Écrire me détend, m’égaye, me fait réfléchir, m’apaise, me vide, me rend heureuse et épanouie.

L’idée d’écrire en dilettante tout en continuant mon boulot ne me plaisait pas du tout. Je savais que je n’y arriverai pas. Et puis je crois qu’un homme sommeille en moi, parce que je ne sais pas faire plusieurs choses en même temps. Mais tout arrêter pour ne plus faire qu’écrire ? Whouah !

Il paraît qu’un Français sur trois écrit. Les chances de sortir du lot sont extrêmement minimes…  J’ai réfléchi quelques mois. Puis, en janvier 2015, j’ai pris la décision de me lancer. On a qu’une vie. J’ai compris à ce moment-là, que j’avais sans doute franchi la première étape de mon odyssée. La prise de décision. Parce qu’une fois la décision prise, il ne reste plus qu’à usiner.

Je vous raconterai, dans un autre post, comment j’ai écrit mon premier roman (ça ne s’est pas fait tout seul) mais une fois la chose faite et après un sacré tri sélectif des maisons d’édition, j’ai envoyé mon manuscrit par la poste. Cette étape s’est étalée sur plusieurs semaines parce que j’ai mis des plombes à écrire les lettres d’accompagnement. Et voilà. Aujourd’hui, j’en suis là.

L’étape « envoi » s’est terminée il y a quelques semaines et j’ai déjà reçu ma première lettre de refus (bon pour l’instant, rien d’anormal).

En attendant les réponses des éditeurs, j’ai créé ce blog et j’écris des nouvelles. Une fois toutes les réponses reçues, j’aviserai comment poursuivre cette odyssée.