Dédicace au Château de Bourbilly

Vous avez été quelques-uns à me demander pourquoi je n’avais pas écrit d’article sur ma dernière dédicace. C’est parce que je suis actuellement en pleine écriture de mon deuxième roman. J’aurai l’occasion de vous parler de ce deuxième bébé courant juillet.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous dire quelques mots sur ma dédicace au Château de Bourbilly. Bon, ça s’est très bien passé. Je suis vraiment très chanceuse, parce qu’elle avait lieu dans un cadre vraiment exceptionnel. Pour une fois, il ne m’est rien arrivé de particulier (j’ai eu peur de prendre en pleine poire le lustre que j’avais au-dessus de la tête, mais non, ça n’est pas arrivé)

J’ai été contente de voir des amis qui avaient fait le déplacement pour moi, et j’ai aussi rencontré des auteurs très sympathiques que j’aurai plaisir à revoir. Petit bémol cependant, nous, les auteurs, étions très nombreux (près de 80) donc vous voyez où je veux en venir… Il y avait presque plus d’auteurs et d’organisateurs que de lecteurs car le château (tout magnifique qu’il soit) reste quand même perdu au fin fond, du fond de la Bourgogne. Quoi qu’il en soit, j’ai été ravie de discuter avec les quelques lecteurs qui ont acheté mon livre et il me tarde de savoir ce qu’ils en auront pensé.

Prochaine dédicace, ce dimanche à Saint-Honoré-les-Bains, ce sera la dernière avant la rentrée.

L’histoire de Marcel

grand-mere-et-enfant

La vieille se tenait debout au fond du jardin, la main en visière sous le soleil brûlant. Elle fixait un point à l’horizon, quelque part dans la vallée. Marcel, qui observait sa grand-mère de loin, percevait la tension de sa posture. Quelque chose d’anormal était en train d’arriver.

– Marcel ! Marcel ! Viens don’ voir vite ! Cria-t-elle.

L’enfant courut aussi vite que le permettait sa faible constitution.

– Regarde ! Dit-elle, bras tendu et index pointé.

Une colonne allemande de chars et de voitures blindées serpentait lentement sur la colline d’en face, sur l’unique route menant à leur ferme. Marcel n’avait jamais vu l’ennemi mais il savait ce qu’on en disait. La peur lui laboura le ventre.

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