La semaine dernière, j’ai participé au 3e Mazarine Book Day…

Pour ceux qui ne le savent pas, le Mazarine Book Day, est un évènement organisé par les Éditions Mazarine afin que des auteurs puissent rencontrer des éditeurs. J’y suis allée pour présenter mon troisième roman (qui est une comédie !) J’entends déjà ceux qui me suivent de près « Comment ça le troisième ? », « Mais où est passé le deuxième ? » Patience, vous le saurez bientôt.

Lors du Magazine Book Day, chaque auteur doit présenter son roman devant un jury composé de trois personnes (éditeur, blogueur littéraire et libraire). L’auteur a cinq minutes pour convaincre. Il doit aussi remettre dix pages de son manuscrit (pas nécessairement les dix premières pages mais celles dont il pense qu’elles reflètent le mieux son style).

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Des nouvelles de Madame La Boulangère

Voici une nouvelle qui ne va pas réjouir ceux qui aiment la production de notre petite boulangère : la livraison du nouveau pain prévue au printemps prochain n’aura sans doute pas lieu.

(Je conçois que ce message puisse paraître sibyllin à ceux qui ne sont pas abonnés à mon blog. Pour une session de rattrapage, le dernier article relatif aux aventures de Madame La Boulangère est ici. D’une manière générale, vous pouvez retrouver tous les articles relatifs à « Mon odyssée » dans la catégorie du même nom).

Cette parenthèse étant fermée, retournons à nos miches (de pain, hein !) Voilà plus de quatre mois que notre boulangère n’a pas été livrée en farine. Les clients continuent pourtant de se présenter à la porte de son petit commerce, mais la porte est close, puisque sans farine, Madame La Boulangère ne peut fabriquer son pain. Éconduire des clients, c’est vraiment frustrant, surtout quand on a travaillé comme elle l’a fait.

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Mon roman débarque chez France Loisirs !

Personne n’a oublié intègre le catalogue de France Loisirs !

Intégrer ce club, c’est une très bonne nouvelle. Cela veut dire des milliers de lecteurs en plus ! Et surtout ça remonte un peu le moral parce que la boulangère est toujours sans farine (voir mon article). Oui je sais, c’est franchement lamentable ! Mon chemin est donc pavé de difficultés supplémentaires mais ça ne me décourage pas pour autant. L’atteinte de mon objectif n’en sera que plus délectable.

On ne gagne pas une course sans tomber

Souvent, il arrive dans la vie que les choses ne se passent pas toujours comme on les avait imaginées. Ceux qui me suivent de près connaissent le challenge que je me suis donné en 2015 : me consacrer entièrement à l’écriture et essayer d’en vivre (ceux qui le souhaitent peuvent retrouver tous mes articles sur ce sujet dans la rubrique Mon odyssée). Je me suis lancée dans cette odyssée en croyant être pleinement consciente de la difficulté énorme que cela représentait. En réalité j’étais loin du compte. Je suis vraiment une femme naïve. Dans mon petit esprit de moineau, j’avais imaginé que les deux plus grosses difficultés résultaient dans le fait de trouver un éditeur (les statistiques varient entre 1 à 3 % de chances d’y parvenir), et ensuite de se démarquer des milliers d’auteurs dont les livres sont noyés dans les librairies et surfaces spécialisées. Je planais à quinze mille !

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Comme une boulangère sans farine…

Imaginez :

Madame La Boulangère est une grosse bosseuse. Tous les jours, elle retrousse ses manches. Tous les jours, elle travaille et compte davantage sur elle-même que sur les autres. Tous les matins, y compris les week-ends, elle se lève tôt pour fabriquer son pain et le vendre dans sa boulangerie mais aussi sur les marchés, dans les magasins spécialisés, dans les grandes surfaces et même sur les réseaux sociaux… Tous les jours, notre petite boulangère ne ménage pas sa peine. Pour se faire connaître, elle court par monts et par vaux, traverse la France en tous sens pour vendre ses miches dans les foires (miches de pain, hein !) Elle ne compte pas les kilomètres. Ni les frais. À force de remuer ciel et terre, ça marche. Oh bien sûr, les miches ne partent pas par milliers mais tout de même… petit à petit, et parce qu’on lui trouve peut-être quelque goût à cette miche, on parle de son pain à droite et à gauche. Et ceci entraînant cela, eh bien son pain doucement se vend. Jusqu’au moment où, une première fois, le meunier, surpris, se retrouve à cours de farine et ne peut la livrer. Ce n’est pas de sa faute. Lui aussi travaille dur. Il a une grosse minoterie. Il fournit des dizaines et des dizaines de boulangeries et certaines beaucoup plus grosses que celle de notre petite boulangère, alors vous pensez…

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