L’éternelle valse de la rentrée…

En cherchant une feuille de brouillon pour faire une liste de courses, je suis tombée par hasard sur ce dessin. Il n’a rien d’exceptionnel. C’est juste un dessin d’enfant comme il en existe dans tous les foyers où il y a des mômes. Pourtant, il m’a émue. Il y a de fortes chances que ce dessin me représente tenant la main de l’une de mes filles. Peut-être même que c’était un jour de rentrée scolaire. Et j’ai pensé que c’était la semaine prochaine.

Mes filles sont grandes maintenant. Je ne connaîtrai plus ces instants où leurs petites pognes fermement coincées dans les miennes, nous marchions vers l’école le cœur battant à l’assaut de cette nouvelle année qui commençait. Il n’y aura plus de paroles rassurantes à Lire la suite

Hier, je suis allée chez le coiffeur…

Là n’est pas le sujet. Tout le monde se fiche royalement de ce que je fais de mes cheveux (et c’est tant mieux) mais je suis obligée de vous dire cela pour vous raconter ce qui va suivre. Ces derniers temps, je me suis beaucoup vue en photo et en vidéo, et je vous avoue que je ne suis pas habituée à me voir autant. Je suis une personne capable de me promener dans la rue avec un grand trait de stylo sur le front parce que j’ai oublié de jeter un œil au miroir avant de sortir, c’est vous dire si je suis amoureuse de mon reflet ! Toutes ces visions de moi-même m’ont amenée à certains constats sans appel sur mon physique (mais qu’on ne s’y trompe pas, malgré mes nombreux défauts, je n’ai aucun complexe et je suis très bien dans ma peau). Un de ces constats était le suivant : mes cheveux ressemblent à des asperges sucées. Pour ceux qui n’ont jamais sucé d’asperges cela veut dire qu’ils sont filasse, fins, abîmés, plats… bref, affreux ! C’est tout naturellement que je me suis rendue chez le coiffeur pour me débarrasser vite fait bien fait de ces plantes potagères qui n’avaient rien à faire sur ma tête.

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La semaine dernière, j’ai participé au 3e Mazarine Book Day…

Pour ceux qui ne le savent pas, le Mazarine Book Day, est un évènement organisé par les Éditions Mazarine afin que des auteurs puissent rencontrer des éditeurs. J’y suis allée pour présenter mon troisième roman (qui est une comédie !) J’entends déjà ceux qui me suivent de près « Comment ça le troisième ? », « Mais où est passé le deuxième ? » Patience, vous le saurez bientôt.

Lors du Magazine Book Day, chaque auteur doit présenter son roman devant un jury composé de trois personnes (éditeur, blogueur littéraire et libraire). L’auteur a cinq minutes pour convaincre. Il doit aussi remettre dix pages de son manuscrit (pas nécessairement les dix premières pages mais celles dont il pense qu’elles reflètent le mieux son style).

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J’écrirai la paix sur tes ailes, et tu t’envoleras vers le monde

Sadako Sasaki est une fillette japonaise. Elle a deux ans, lorsque le 6 août 1945, Little Boy (la bombe nucléaire) explose au-dessus de Hiroshima. Elle habite à deux kilomètres du lieu de l’explosion, et alors que la plupart de ses voisins sont tués, elle n’est pas même blessée. Tout du moins en apparence seulement, car elle a été grandement exposée au rayonnement radioactif. Elle grandit, devient une collégienne heureuse, pleine de joie de vivre, et très forte à la course à pied, si forte que ses camarades la choisissent pour les représenter lors des courses de relais.

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Un texte écrit à 17 ans

Je souhaite partager avec vous un texte que j’ai écrit en 1986, à 17 ans. L’évènement que j’évoque (et qui est véridique de bout en bout) m’est arrivé en 1983 alors que j’avais 14 ans.  Cet évènement m’a profondément bouleversée. Je pense même qu’il a changé mon regard sur certaines choses de la vie. Je vous remercie d’avance pour votre indulgence sur la forme. Le texte, que j’ai dû entièrement taper car je n’avais qu’une version papier, est laissé tel quel, et est très inégal en qualité. J’ai simplement corrigé quelques fautes et rajouté des virgules car, visiblement, je ne connaissais pas la ponctuation. Ci-dessous le texte.

Madame Maysan

Plusieurs fois par jour, j’aperçois par la fenêtre de ma chambre le squelette sans âme de ma voisine qui déambule dans son appartement. Je n’oublie pas qu’elle m’a sauvée de la colère paternelle, un jour, il y a longtemps, grâce à son bout de carton découpé aux dimensions de ma vitre brisée. Les années ont passé. J’ai grandi, elle a vieilli, et elle souffre d’anorexie mentale. D’après les voisines, elle ne pèse plus que trente-quatre kilos. Elle ne mange qu’une fois par semaine lorsque sa fille vient la voir.
J’ai l’impression d’assister à un assassinat. Tout le monde sait qu’elle n’en a plus pour longtemps, personne ne fait rien. On regarde le phénomène de sa fenêtre mais la folie fait peur, alors traverser une cour ou monter quelques marches pour aider une femme en détresse, c’est trop difficile. Surtout qu’après tout, Madame Maysan, on ne la connait pas. Une telle dira qu’elle allait au marché avec elle tous les samedis mais qu’au fond, elle ne l’a jamais appréciée ! L’autre clamera que son chien n’a jamais été aussi perturbé que depuis que Madame Maysan l’a gardé, sorti et nourri pendant ses vacances ! Certains humains sont lâches mais moi, je ne veux surtout pas être complice de la mort. Lire la suite