Je fais de mon mieux…

3 photos prises lors de dédicaces avec les équipes de France Loisirs

Je fais de mon mieux… mais je n’arrive pas à tout faire. En ce moment je vis ce que vivent beaucoup de gens. Je voudrais que les journées fassent 48 heures pour pouvoir tout caser mais comme ça n’est pas possible, je me couche le soir (et pourtant assez tard) avec une liste de choses que je n’ai pu faire. Ces choses je les reporte au lendemain (je me lève toujours très tôt) et elles viennent s’ajouter aux tâches déjà prévues… bref, vous voyez le tableau. Les listes s’allongent et les journées paraissent de plus en plus courtes. Et parfois la fatigue s’accumule un peu ce qui fait que ma tête se transforme en passoire. Par exemple j’avais oublié mon ordinateur (avec mon 3e roman dedans) à Clermont-Ferrand ! En ce moment je vais aux quatre coins de la France, à la rencontre de mes lecteurs. Je les trouve formidables. Ils ont toujours quelque chose d’intéressant à raconter, ils sont souriants, timides parfois, souvent curieux… Ce sont des moments vraiment chouettes. À Dijon, Jacques et Louisiane avaient tous les deux (chacun de leur côté) fait de nombreux kilomètres pour me venir me voir. Ça m’a touchée.

L’écriture de mon troisième roman avance bien. J’aurai l’occasion de vous en reparler. Personne n’a oublié (mon 1er roman) sort en poche le 13 juin. Je vais très bientôt vous faire découvrir la couverture. Si des blogueurs littéraires lisent ce post et souhaitent recevoir ce roman en SP pour une chronique, n’hésitez pas à m’envoyer un message.

La parution de Colère assassine est prévue pour le mois de septembre (ce roman est actuellement en avant-première chez France Loisirs).

Je n’ai pas eu le temps d’écrire un seul article pour mon blog de tout le mois de mars. Dans ma liste de choses à faire, j’ai aussi prévu la refonte totale du blog et sans doute la création d’un site internet. Mon blog a vieilli. Je trouve qu’il est tout moche maintenant. Il faut que je lui donne un petit coup de jeune. À moi aussi d’ailleurs, un petit coup de jeune ne me ferait pas de mal. J’ai fêté mes 50 ans dernièrement. Au secours, ça passe trop vite !

Bouli, mon chat exceptionnel

Suite à mon post de la semaine dernière, voici comme promis une vidéo de Bouli. Vous allez voir ce qu’il arrive à faire ! C’est la première fois que je mets une vidéo sur mon blog alors si ça ne fonctionne pas, je vous invite à voir cette vidéo sur ma page FB, ici !

L’histoire (vraie) de Bouli

J’ai envie de vous parler de Bouli. J’ai déjà eu l’occasion de parler un peu de lui sur Instagram mais pas ici…

Alors voilà…
Un jour, ce chat noir et blanc (qui ne s’appelle pas encore Bouli), se pointe à la fenêtre de notre salle de bains. Cela n’a rien d’exceptionnel. Dans ma ville il y a beaucoup de chats qui traînent. Mes voisins en ont d’ailleurs adopté plusieurs (dont un qui louche et un qui n’a que trois pattes). Lorsque ce matou arrive, il n’est pas vraiment le bienvenu car nous cohabitons déjà avec deux chiens et une chatte (Fantine, qui est une véritable peste). Sans pour autant le chasser, nous nous abstenons de lui donner à manger et de lier connaissance de quelque façon que ce soit avec lui. Il est plutôt sauvage et ne cherche pas à rentrer dans la maison. Il se contente d’attendre que nous nous décidions à lui donner quelque chose. Fantine lui crache à la figure régulièrement, mais cela n’a pas l’air de le gêner. Il attend sur notre bord de fenêtre, ou sur un mur tout proche, pendant des heures qui se transforment en jours puis en semaines… Parfois, il s’absente, mais il finit toujours par revenir. Il me fait de la peine. Je le trouve maigre et esseulé, mais mon mari reste campé sur sa position. « Non, ça suffit ! On a déjà trop d’animaux ! »
L’hiver arrive. Il fait froid. Il pleut. Un soir, je craque et je lui donne des croquettes. À partir de ce moment-là, il ne quitte plus notre fenêtre. Mais il ne s’aventure jamais dans la maison. Il est même assez difficile de le toucher. Je me dis qu’après tout, ce chat peut être le nôtre sans l’être, qu’on peut le nourrir sans vraiment l’adopter (ce qui est assez stupide, je l’admets). Et puis, mon mari n’a pas tout à fait tort. Deux chiens et un chat c’est déjà beaucoup de boulot. C’est un engagement sur le long terme car nous ne sommes pas de ceux qui déposent leur animal en lisière de forêt dès que ça devient trop compliqué. Lire la suite

L’éternelle valse de la rentrée…

En cherchant une feuille de brouillon pour faire une liste de courses, je suis tombée par hasard sur ce dessin. Il n’a rien d’exceptionnel. C’est juste un dessin d’enfant comme il en existe dans tous les foyers où il y a des mômes. Pourtant, il m’a émue. Il y a de fortes chances que ce dessin me représente tenant la main de l’une de mes filles. Peut-être même que c’était un jour de rentrée scolaire. Et j’ai pensé que c’était la semaine prochaine.

Mes filles sont grandes maintenant. Je ne connaîtrai plus ces instants où leurs petites pognes fermement coincées dans les miennes, nous marchions vers l’école le cœur battant à l’assaut de cette nouvelle année qui commençait. Il n’y aura plus de paroles rassurantes à Lire la suite

Hier, je suis allée chez le coiffeur…

Là n’est pas le sujet. Tout le monde se fiche royalement de ce que je fais de mes cheveux (et c’est tant mieux) mais je suis obligée de vous dire cela pour vous raconter ce qui va suivre. Ces derniers temps, je me suis beaucoup vue en photo et en vidéo, et je vous avoue que je ne suis pas habituée à me voir autant. Je suis une personne capable de me promener dans la rue avec un grand trait de stylo sur le front parce que j’ai oublié de jeter un œil au miroir avant de sortir, c’est vous dire si je suis amoureuse de mon reflet ! Toutes ces visions de moi-même m’ont amenée à certains constats sans appel sur mon physique (mais qu’on ne s’y trompe pas, malgré mes nombreux défauts, je n’ai aucun complexe et je suis très bien dans ma peau). Un de ces constats était le suivant : mes cheveux ressemblent à des asperges sucées. Pour ceux qui n’ont jamais sucé d’asperges cela veut dire qu’ils sont filasse, fins, abîmés, plats… bref, affreux ! C’est tout naturellement que je me suis rendue chez le coiffeur pour me débarrasser vite fait bien fait de ces plantes potagères qui n’avaient rien à faire sur ma tête.

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La semaine dernière, j’ai participé au 3e Mazarine Book Day…

Pour ceux qui ne le savent pas, le Mazarine Book Day, est un évènement organisé par les Éditions Mazarine afin que des auteurs puissent rencontrer des éditeurs. J’y suis allée pour présenter mon troisième roman (qui est une comédie !) J’entends déjà ceux qui me suivent de près « Comment ça le troisième ? », « Mais où est passé le deuxième ? » Patience, vous le saurez bientôt.

Lors du Magazine Book Day, chaque auteur doit présenter son roman devant un jury composé de trois personnes (éditeur, blogueur littéraire et libraire). L’auteur a cinq minutes pour convaincre. Il doit aussi remettre dix pages de son manuscrit (pas nécessairement les dix premières pages mais celles dont il pense qu’elles reflètent le mieux son style).

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J’écrirai la paix sur tes ailes, et tu t’envoleras vers le monde

Sadako Sasaki est une fillette japonaise. Elle a deux ans, lorsque le 6 août 1945, Little Boy (la bombe nucléaire) explose au-dessus de Hiroshima. Elle habite à deux kilomètres du lieu de l’explosion, et alors que la plupart de ses voisins sont tués, elle n’est pas même blessée. Tout du moins en apparence seulement, car elle a été grandement exposée au rayonnement radioactif. Elle grandit, devient une collégienne heureuse, pleine de joie de vivre, et très forte à la course à pied, si forte que ses camarades la choisissent pour les représenter lors des courses de relais.

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Un texte écrit à 17 ans

Je souhaite partager avec vous un texte que j’ai écrit en 1986, à 17 ans. L’évènement que j’évoque (et qui est véridique de bout en bout) m’est arrivé en 1983 alors que j’avais 14 ans.  Cet évènement m’a profondément bouleversée. Je pense même qu’il a changé mon regard sur certaines choses de la vie. Je vous remercie d’avance pour votre indulgence sur la forme. Le texte, que j’ai dû entièrement taper car je n’avais qu’une version papier, est laissé tel quel, et est très inégal en qualité. J’ai simplement corrigé quelques fautes et rajouté des virgules car, visiblement, je ne connaissais pas la ponctuation. Ci-dessous le texte.

Madame Maysan

Plusieurs fois par jour, j’aperçois par la fenêtre de ma chambre le squelette sans âme de ma voisine qui déambule dans son appartement. Je n’oublie pas qu’elle m’a sauvée de la colère paternelle, un jour, il y a longtemps, grâce à son bout de carton découpé aux dimensions de ma vitre brisée. Les années ont passé. J’ai grandi, elle a vieilli, et elle souffre d’anorexie mentale. D’après les voisines, elle ne pèse plus que trente-quatre kilos. Elle ne mange qu’une fois par semaine lorsque sa fille vient la voir.
J’ai l’impression d’assister à un assassinat. Tout le monde sait qu’elle n’en a plus pour longtemps, personne ne fait rien. On regarde le phénomène de sa fenêtre mais la folie fait peur, alors traverser une cour ou monter quelques marches pour aider une femme en détresse, c’est trop difficile. Surtout qu’après tout, Madame Maysan, on ne la connait pas. Une telle dira qu’elle allait au marché avec elle tous les samedis mais qu’au fond, elle ne l’a jamais appréciée ! L’autre clamera que son chien n’a jamais été aussi perturbé que depuis que Madame Maysan l’a gardé, sorti et nourri pendant ses vacances ! Certains humains sont lâches mais moi, je ne veux surtout pas être complice de la mort. Lire la suite

Johnny et nous

Dans ma famille…

On n’était pas fan de Johnny. Ce n’est pas qu’on ne l’aimait pas, mais on n’achetait pas ses disques, on n’allait pas à ses concerts, on ne voyait pas ses films juste pour voir les films où il jouait. Pourtant, il y avait toujours chez nous une sorte d’admiration. Un concert était retransmis et on s’exclamait « Quelle bête de scène ! », il passait dans une émission télé et on disait « Quel homme ! », ses frasques faisaient la une des journaux à scandale et on pensait « Il a bien raison Johnny, on n’a qu’une vie ».

Dans ma famille…

Ma mère a trois années de plus que Johnny, et quand elle était jeune, elle l’a rencontré plusieurs fois. Lui, faisait partie de la bande de La Trinité, elle de la bande Saint-Lazare. Ces bandes se croisaient parfois. La première fois, elle a vu Johnny dans une soirée donnée chez un particulier. Il jouait de la guitare dans le salon. Déjà des groupies s’étaient rassemblées autour de lui. Ma mère m’a dit « Quand je l’ai vu, je me suis tout de suite dit qu’il allait percer. Il en jetait ! »

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Adieu ma Titine

Oui, je sais. C’est ridicule. Vous avez été quelques-unes à me le faire comprendre. « Hey, Stef, ce n’est qu’une bagnole ! » Alors oui, je sais bien, mais quand même, dix années qu’on faisait équipe, ce n’est pas rien. Avec Titine, j’ai sillonné toutes les routes d’Ile de France quand j’étais décoratrice, je me suis abritée de la pluie, j’ai déjeuné, gouté, dîné, lu, écrit, téléphoné. Je suis partie en vacances. Je me suis cachée, couchée sur les sièges avant, lorsqu’au troisième sous-sol de ce parking de la Madeleine, j’ai vu le mari d’une amie rouler des gros patins à une femme qui n’était pas mon amie. Avec Titine, j’ai rencontré des auto-stoppeurs (dont un mec déguisé en père Noël). J’ai eu des conversations improbables avec des collègues, des amis. J’ai gagné dix fois the Voice en chantant à tue-tête. Elle ne m’a jamais dit que je chantais comme une casserole. Elle ne m’a jamais fait de sale coup, et la seule fois où elle s’est sentie faible, elle a quand même donné son maximum pour capoter à deux-cents mètres de la maison et ne pas me laisser en rade sur la nationale. Avec elle, j’ai aussi vécu le pire, le jour où cet écureuil suicidaire s’est jeté sous nos roues et qu’on a failli emplafonner un arbre de plein fouet pour l’éviter. Alors oui, je sais, ce n’est qu’une bagnole mais quand j’ai dû me séparer d’elle il y a quelques jours, j’ai eu le cœur bien gros. Lire la suite

Oui, je vis au pays de Mickey !

mickey

Il y a quelques années (presque dix ans en fait), j’ai eu l’occasion de suivre une formation de Home Staging. Nous étions une petite vingtaine de décoratrices d’intérieur réunies dans une salle de classe, toutes à la recherche du même but : pouvoir proposer cette prestation à nos clients. Durant ces trois jours, je me suis rapprochée d’une consœur qui semblait ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot (c’était loin d’être le cas de toutes). Elle avait l’air bosseuse, elle posait les bonnes questions, elle avait l’air pro. Tout à fait le genre de femme avec laquelle un partenariat semblait intéressant. Je parle bien de partenariat car rien chez elle ne m’aurait donné envie d’être sa copine. Assez hautaine. Superficielle. Une tendance à faire des sourires par-devant et dézinguer par-derrière. Bref, une morue. En revanche, je l’imaginais très à l’aise avec la clientèle et c’est ce qui me paraissait important. Il faut savoir que lorsqu’on est travailleur indépendant, on passe autant de temps à trouver de nouveaux clients qu’à effectuer les prestations qu’on a vendues. Son secteur à elle, c’était Paris intra-muros uniquement. Moi le 78, 91, 92. Il n’empêche que j’avais quand même des demandes hors secteur. Elle aussi. Pour éviter de perdre des prospects, j’avais proposé à cette fille de lui renvoyer mes demandes sur Paris. En échange elle me passerait celles qu’elle recevait sur mes départements. Cela me semblait être un système gagnant/gagnant. Je me souviens encore de sa réaction totalement incompréhensible.

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J’ai un nouvel ami grâce à David Foenkinos !

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Il y a une dizaine de jours, j’ai fait la connaissance d’un homme formidable. J’ai rencontré quelqu’un qui, je le sais déjà, va devenir un véritable ami. Il s’appelle Frédéric Koskas. Il est écrivain. Il est plus jeune que moi et plus talentueux aussi (eh, lui est édité chez Grasset !) Je connais Frédéric depuis peu, et pourtant je sais qu’il va m’être d’un soutien très précieux dans les mois à venir. Ce n’est pas le genre d’homme à me laisser tomber. Notre rencontre s’est faite par l’intermédiaire de David Foenkinos dont l’inspiration foisonnante a couché Frédéric dans les pages de son roman « Le mystère Henri Pick ».
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