Comme une boulangère sans farine…

Imaginez :

Madame La Boulangère est une grosse bosseuse. Tous les jours, elle retrousse ses manches. Tous les jours, elle travaille et compte davantage sur elle-même que sur les autres. Tous les matins, y compris les week-ends, elle se lève tôt pour fabriquer son pain et le vendre dans sa boulangerie mais aussi sur les marchés, dans les magasins spécialisés, dans les grandes surfaces et même sur les réseaux sociaux… Tous les jours, notre petite boulangère ne ménage pas sa peine. Pour se faire connaître, elle court par monts et par vaux, traverse la France en tous sens pour vendre ses miches dans les foires (miches de pain, hein !) Elle ne compte pas les kilomètres. Ni les frais. À force de remuer ciel et terre, ça marche. Oh bien sûr, les miches ne partent pas par milliers mais tout de même… petit à petit, et parce qu’on lui trouve peut-être quelque goût à cette miche, on parle de son pain à droite et à gauche. Et ceci entraînant cela, eh bien son pain doucement se vend. Jusqu’au moment où, une première fois, le meunier, surpris, se retrouve à cours de farine et ne peut la livrer. Ce n’est pas de sa faute. Lui aussi travaille dur. Il a une grosse minoterie. Il fournit des dizaines et des dizaines de boulangeries et certaines beaucoup plus grosses que celle de notre petite boulangère, alors vous pensez…

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Adieu ma Titine

Oui, je sais. C’est ridicule. Vous avez été quelques-unes à me le faire comprendre. « Hey, Stef, ce n’est qu’une bagnole ! » Alors oui, je sais bien, mais quand même, dix années qu’on faisait équipe, ce n’est pas rien. Avec Titine, j’ai sillonné toutes les routes d’Ile de France quand j’étais décoratrice, je me suis abritée de la pluie, j’ai déjeuné, gouté, dîné, lu, écrit, téléphoné. Je suis partie en vacances. Je me suis cachée, couchée sur les sièges avant, lorsqu’au troisième sous-sol de ce parking de la Madeleine, j’ai vu le mari d’une amie rouler des gros patins à une femme qui n’était pas mon amie. Avec Titine, j’ai rencontré des auto-stoppeurs (dont un mec déguisé en père Noël). J’ai eu des conversations improbables avec des collègues, des amis. J’ai gagné dix fois the Voice en chantant à tue-tête. Elle ne m’a jamais dit que je chantais comme une casserole. Elle ne m’a jamais fait de sale coup, et la seule fois où elle s’est sentie faible, elle a quand même donné son maximum pour capoter à deux-cents mètres de la maison et ne pas me laisser en rade sur la nationale. Avec elle, j’ai aussi vécu le pire, le jour où cet écureuil suicidaire s’est jeté sous nos roues et qu’on a failli emplafonner un arbre de plein fouet pour l’éviter. Alors oui, je sais, ce n’est qu’une bagnole mais quand j’ai dû me séparer d’elle il y a quelques jours, j’ai eu le cœur bien gros. Lire la suite

Oui, je vis au pays de Mickey !

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Il y a quelques années (presque dix ans en fait), j’ai eu l’occasion de suivre une formation de Home Staging. Nous étions une petite vingtaine de décoratrices d’intérieur réunies dans une salle de classe, toutes à la recherche du même but : pouvoir proposer cette prestation à nos clients. Durant ces trois jours, je me suis rapprochée d’une consœur qui semblait ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot (c’était loin d’être le cas de toutes). Elle avait l’air bosseuse, elle posait les bonnes questions, elle avait l’air pro. Tout à fait le genre de femme avec laquelle un partenariat semblait intéressant. Je parle bien de partenariat car rien chez elle ne m’aurait donné envie d’être sa copine. Assez hautaine. Superficielle. Une tendance à faire des sourires par-devant et dézinguer par-derrière. Bref, une morue. En revanche, je l’imaginais très à l’aise avec la clientèle et c’est ce qui me paraissait important. Il faut savoir que lorsqu’on est travailleur indépendant, on passe autant de temps à trouver de nouveaux clients qu’à effectuer les prestations qu’on a vendues. Son secteur à elle, c’était Paris intra-muros uniquement. Moi le 78, 91, 92. Il n’empêche que j’avais quand même des demandes hors secteur. Elle aussi. Pour éviter de perdre des prospects, j’avais proposé à cette fille de lui renvoyer mes demandes sur Paris. En échange elle me passerait celles qu’elle recevait sur mes départements. Cela me semblait être un système gagnant/gagnant. Je me souviens encore de sa réaction totalement incompréhensible.

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J’ai un nouvel ami grâce à David Foenkinos !

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Il y a une dizaine de jours, j’ai fait la connaissance d’un homme formidable. J’ai rencontré quelqu’un qui, je le sais déjà, va devenir un véritable ami. Il s’appelle Frédéric Koskas. Il est écrivain. Il est plus jeune que moi et plus talentueux aussi (eh, lui est édité chez Grasset !) Je connais Frédéric depuis peu, et pourtant je sais qu’il va m’être d’un soutien très précieux dans les mois à venir. Ce n’est pas le genre d’homme à me laisser tomber. Notre rencontre s’est faite par l’intermédiaire de David Foenkinos dont l’inspiration foisonnante a couché Frédéric dans les pages de son roman « Le mystère Henri Pick ».
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