La mésange et l’ogresse d’Harold Cobert

la-mesange-et-logresse

Ce roman replonge dans la célèbre affaire Fourniret.

Michel Fourniret, c’est ce tueur en série qu’on a appelé « l’Ogre des Ardennes ». Il a violé et tué des jeunes femmes et des enfants entre 1987 et 2001 en France et en Belgique. C’est un pervers, un déviant sexuel, dont le parcours n’aurait peut-être pas fait tant de bruit sans sa femme. Car Monique Fourniret (aujourd’hui Monique Olivier), ne s’est pas contentée d’être sa complice par omission. Elle ne s’est pas contentée de faire l’autruche et de fermer les yeux sur les agissements de son mari. Non. Elle a, de son plein gré, aidé ce monstre de manière active en appâtant les victimes et en les « préparant » pour que son mari puisse en disposer.

Lire la suite

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

 

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Voilà un roman… vachement bien. Oui c’est ce mot-là que j’ai envie d’employer. Le dernier livre de Serge Joncour est vachement bien !

Le sujet, c’est la rencontre entre un homme et une femme que tout oppose. Elle est une styliste parisienne, patronne, mariée et mère de famille, il est un cultivateur reconverti dans le recouvrement de dettes, employé, veuf et sans enfant. Leur seul point commun est d’habiter le même immeuble, chacun d’un côté de la cour. Elle côté riche, lui côté beaucoup moins riche. Ils n’ont rien à faire ensemble et pourtant ils vont se rencontrer et s’aimer.

À première vue, cela pourrait ressembler à une histoire banale, une de ces histoires d’amour vouée à l’impossible et qui naît malgré tout. Pas du tout. Ce n’est pas du tout ça. Lire la suite

Treize de Aurore Bègue

9782919547487FS

Voici un premier roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Alice, treize ans, part en vacances avec sa famille sur la côte méditerranéenne. Durant cet été, elle observe sa sœur aînée, Marie, face aux hommes, ainsi que le couple que forment ses parents. On partage ses émois et ses expériences mais cet été ne sera pas un été comme les autres et la vie de l’adolescente va basculer.
Treize c’est aussi un drame. Aurore Bègue parvient à distiller au fil des pages une véritable tension qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page. Son écriture est fine et précise. Ses métaphores sont très bien choisies. Ses descriptions ciselées. Bref, c’est un coup de coeur.

Si vous souhaitez en lire un peu plus sur ce roman, je vous renvoie vers le site de Virginie (Les lectures du mouton) car elle en parle mieux que moi !

Les lectures du mouton / Treize

La fille du train de Paula Hawkins

fille du train

Je suis tombée par hasard sur ce livre en faisant mes courses au supermarché (oui c’est moins intéressant qu’une librairie mais bon… il n’y a pas que les nourritures intellectuelles). Le bouquin m’a tapé dans l’œil d’abord parce que c’est un premier roman (curiosité de lire les premiers romans des autres), mais aussi parce que la 4e de couverture vantait un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque, des droits d’adaptation achetés par Steven Spielberg et j’en passe.

Donc le livre a atterri dans mon caddie et je me suis empressée de le commencer le soir même, oubliant ma P.A.L d’une bonne centaine de livres. Au bout de quelques pages, l’histoire est vite devenue addictive. L’intrigue est bien ficelée. En revanche l’héroïne est hyper-énervante.

Lire la suite

Être ici est une splendeur de Marie Darrieusecq

1540-1

Savez-vous qui est Paula Modersohn-Becker ?

Personnellement, je ne connaissais pas cette artiste avant de lire le dernier livre de Marie Darrieussecq. Voilà une lecture dont je suis sortie un peu plus riche (ou un peu moins bête).

J’ai lu des articles de presse sur ce livre. J’ai vu l’auteure dans l’émission La Grande Librairie. Donc avant d’en entamer la lecture, je connaissais déjà la fin. Cela ne m’a pas gêné. On ne lit pas cette biographie comme on lit une fiction qu’on ne peut reposer avant la dernière page. On la lit parce que les mots sont bien choisis, parce qu’ils sont bien placés dans les phrases, parce que les phrases sont belles et musicales, parce qu’elles ronronnent. Parce que c’est beau.

 Etre ici est une splendeur se lit en prenant son temps. En fait, il ne faudrait pas lire mais écouter. Pendant ma lecture, j’imaginais André Dussollier, j’entendais sa voix vibrante et chaude nous raconter Paula. Ses envies de peindre et ses envies de Paris.

Derrière Paula, on sent aussi un peu Marie. Elle se raconte elle aussi, un tout petit peu, de façon indispensable, de façon à ne pas laisser en suspens une taraudante question. On comprend pourquoi Marie a choisi Paula.

Marie Darrieussecq a réussi à me donner une envie folle d’aller découvrir des tableaux. Des regards intenses et des mains en tulipe. L’expo de peinture d’une femme dont je n’avais jamais entendu parler avant. Bravo !

NB : Expo sur Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 21 août 2016.