Trois bonnes raisons de lire le dernier roman d’Olivier Liron.

  1. C’est à la fois drôle, émouvant et original.
  2. C’est un roman idéal pour passer un bon moment. Il peut se lire d’une traite.
  3. C’est le seul livre où vous pourrez lire (s’agissant de Julien Lepers) : Julien tel un sanglier en rut qui se débattrait avec une femme de petite vertu à la pilosité rousse…

4e de couverture :

« Je suis autiste Asperger. Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne. J’ai joué au jeu télévisé Questions pour un champion et cela a été très important pour moi. »

Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 avec notre candidat préféré, Olivier Liron lui-même, fort occuper à gagner ; tout autant à nous expliquer ce qui lui est arrivé.
En réunissant ici les ingrédients de la confession et ceux du thriller, il manifeste une nouvelle fois avec l’humour qui est sa marque de fabrique, sa très subtile connaissance des émotions humaines.

Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron /Alma Éditeur /193 pages, 18 euros

Retrouvez ici, la critique d’une (vraie) blogueuse littéraire (pas comme moi).

Point cardinal de Léonor de Récondo

J’avais adoré Amours. J’ai beaucoup aimé Point cardinal, le cinquième roman de Léonor de Récondo. Avec une écriture fluide et précise, l’auteure évoque le thème de la transidentité (c’est le fait chez une personne d’avoir une identité de genre autre que celle assignée à la naissance).

Point cardinal c’est l’histoire d’un homme qui est mal dans sa peau d’homme, qui ne se sent pas né dans le bon corps. Il est question de sa souffrance mais aussi du comportement de son entourage, son épouse, ses enfants, ses collègues quand il va enfin avoir le courage d’en parler et d’agir. Ce livre peut beaucoup contre l’intolérance et la discrimination. Il faudrait le mettre entre les mains de toutes les personnes sujettes aux préjugés afin qu’elles puissent regarder la transidentité d’un œil neuf.

Pour plus de précisions, je vous invite à lire les avis de deux blogs amis qui parlent toujours très bien des livres (bien mieux que je ne pourrai le faire) :

L’avis du blog Sur la route de Jostein

L’avis du blog Les lectures du mouton

Amuse-bouche de Stéphane Carlier

Ce roman est un pur régal !

Il ne suffit à l’auteur que de quelques pages pour plonger le lecteur dans une situation totalement ubuesque. Imaginez un peu… Julien, conseiller des Affaires étrangères, beau gosse ambitieux, vit une histoire avec Pauline, une superbe assistante parlementaire. Un soir, il lui écrit un sexto (vraiment très sexe… ) qu’il envoie par erreur à un diplomate chevronné à deux ans de la retraite… Vous voyez le tableau ?
L’épouse du diplomate, Marie-Ange (personnage criant de vérité), va se mettre dans la tête d’enquêter sur les infidélités de son mari, et c’est souvent quand on fouille qu’on trouve… je ne peux pas vous dire ce qu’elle va trouver sans spoiler la lecture, mais c’est savoureux, délectable et rocambolesque (mais tellement crédible).

Amuse-bouche est un roman drôle, fin et d’une écriture si fluide que vous refermez le livre sans même avoir pris conscience d’avoir tourné les pages. Pourtant, qu’on ne s’y trompe pas. Écrire une comédie est un exercice très difficile et Stéphane Carlier, avec ce cinquième roman, est passé maître en la matière. Enfin pour moi, il est désormais une référence. Le titre (qui m’a semblé avoir un double sens) pourrait en être affublé d’un troisième. En lisant le roman ma bouche n’a cessé de faire des « Ah ! », des « Oh ! », de sourire, de rire, de s’exclamer « Han, naaan ! », « Rhooh, c’est pas vrai ! », « Oh, la vache ! », bref, de s’amuser. C’est pourquoi il ne me reste plus qu’à vous donner trois conseils (qui sont bien sûr uniquement inspirés par mon ressenti et mes goûts personnels) : Lire la suite

La nuit, je mens de Cathy Galliègue

Mathilde est en couple avec Gaspard, un homme  idéal, qu’elle pense être celui de sa vie, mais Guillaume, son premier amour décédé quelques temps plus tôt refait surface la nuit, dans ses rêves. Dès lors, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ? Mathilde tangue dangereusement entre rêve et réalité jusqu’à se perdre aux confins de la folie. Lire la suite

Le choix de Diane de Mireille Pluchard

Avec son dernier roman, Mireille Pluchard nous plonge au cœur du XVIIe siècle et nous conte le destin tragique de Diane de Joannis, celle que l’on surnommait « la belle provençale ».

Diane est née au pied des Alpilles sous les meilleurs auspices. En 1658 elle épouse en secondes noces le comte de Ganges contre l’avis de son grand-père (son protecteur). Oui mais voilà, Diane est séduite et amoureuse. Faire un mariage d’amour à une époque où l’usage est le mariage de raison est un choix audacieux. Ce sera le choix de Diane. Un choix qui va la ravir, au début seulement, car très vite, son époux va s’avérer être un homme absent et vénal qui va la laisser entre les mains de ses deux frères : un chevalier sournois et un abbé vicieux et corrompu.

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Grand amour de Stéphane Carlier

Ce court roman de Stéphane Carlier est pour moi LA bonne surprise de la fin 2016.

J’ignore complètement comment ce roman s’est retrouvé dans ma pal (pile à lire) mais aucun livre ne s’y trouve sans raison. J’ai dû lire une critique positive ou quelqu’un m’a parlé de l’auteur (si cette personne se reconnaît, qu’elle se fasse connaître afin que je lui baise les pieds !) Toujours est-il que ce n’est ni la couverture, ni la quatrième de couverture qui ont retenu mon attention. Quand j’ai entamé la lecture de ce court roman, je sortais de deux lectures un peu tristounettes et c’était la période des fêtes donc je voulais lire quelque chose de plus léger. Ne connaissant pas l’auteur, je ne m’attendais à rien de particulier.

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Jeux de clés de Dominique Marny

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Jeux de clés, c’est l’histoire de Capucine et d’Octave. Elle est créatrice d’une marque de papeterie. Il est conseiller en gastronomie française. Lors d’une soirée chez des amis communs, ils sont les deux perdants d’un jeu de société et vont devoir honorer un gage : échanger les clés de leurs appartements et dormir l’un chez l’autre alors qu’ils ne se connaissent pas. Voilà le point de départ, pour le moins original, de cette histoire.

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La mésange et l’ogresse d’Harold Cobert

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Ce roman replonge dans la célèbre affaire Fourniret.

Michel Fourniret, c’est ce tueur en série qu’on a appelé « l’Ogre des Ardennes ». Il a violé et tué des jeunes femmes et des enfants entre 1987 et 2001 en France et en Belgique. C’est un pervers, un déviant sexuel, dont le parcours n’aurait peut-être pas fait tant de bruit sans sa femme. Car Monique Fourniret (aujourd’hui Monique Olivier), ne s’est pas contentée d’être sa complice par omission. Elle ne s’est pas contentée de faire l’autruche et de fermer les yeux sur les agissements de son mari. Non. Elle a, de son plein gré, aidé ce monstre de manière active en appâtant les victimes et en les « préparant » pour que son mari puisse en disposer.

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Repose-toi sur moi de Serge Joncour

 

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Voilà un roman… vachement bien. Oui c’est ce mot-là que j’ai envie d’employer. Le dernier livre de Serge Joncour est vachement bien !

Le sujet, c’est la rencontre entre un homme et une femme que tout oppose. Elle est une styliste parisienne, patronne, mariée et mère de famille, il est un cultivateur reconverti dans le recouvrement de dettes, employé, veuf et sans enfant. Leur seul point commun est d’habiter le même immeuble, chacun d’un côté de la cour. Elle côté riche, lui côté beaucoup moins riche. Ils n’ont rien à faire ensemble et pourtant ils vont se rencontrer et s’aimer.

À première vue, cela pourrait ressembler à une histoire banale, une de ces histoires d’amour vouée à l’impossible et qui naît malgré tout. Pas du tout. Ce n’est pas du tout ça. Lire la suite

Treize de Aurore Bègue

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Voici un premier roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Alice, treize ans, part en vacances avec sa famille sur la côte méditerranéenne. Durant cet été, elle observe sa sœur aînée, Marie, face aux hommes, ainsi que le couple que forment ses parents. On partage ses émois et ses expériences mais cet été ne sera pas un été comme les autres et la vie de l’adolescente va basculer.
Treize c’est aussi un drame. Aurore Bègue parvient à distiller au fil des pages une véritable tension qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page. Son écriture est fine et précise. Ses métaphores sont très bien choisies. Ses descriptions ciselées. Bref, c’est un coup de coeur.

Si vous souhaitez en lire un peu plus sur ce roman, je vous renvoie vers le site de Virginie (Les lectures du mouton) car elle en parle mieux que moi !

Les lectures du mouton / Treize

La fille du train de Paula Hawkins

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Je suis tombée par hasard sur ce livre en faisant mes courses au supermarché (oui c’est moins intéressant qu’une librairie mais bon… il n’y a pas que les nourritures intellectuelles). Le bouquin m’a tapé dans l’œil d’abord parce que c’est un premier roman (curiosité de lire les premiers romans des autres), mais aussi parce que la 4e de couverture vantait un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque, des droits d’adaptation achetés par Steven Spielberg et j’en passe.

Donc le livre a atterri dans mon caddie et je me suis empressée de le commencer le soir même, oubliant ma P.A.L d’une bonne centaine de livres. Au bout de quelques pages, l’histoire est vite devenue addictive. L’intrigue est bien ficelée. En revanche l’héroïne est hyper-énervante.

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Être ici est une splendeur de Marie Darrieusecq

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Savez-vous qui est Paula Modersohn-Becker ?

Personnellement, je ne connaissais pas cette artiste avant de lire le dernier livre de Marie Darrieussecq. Voilà une lecture dont je suis sortie un peu plus riche (ou un peu moins bête).

J’ai lu des articles de presse sur ce livre. J’ai vu l’auteure dans l’émission La Grande Librairie. Donc avant d’en entamer la lecture, je connaissais déjà la fin. Cela ne m’a pas gêné. On ne lit pas cette biographie comme on lit une fiction qu’on ne peut reposer avant la dernière page. On la lit parce que les mots sont bien choisis, parce qu’ils sont bien placés dans les phrases, parce que les phrases sont belles et musicales, parce qu’elles ronronnent. Parce que c’est beau.

 Etre ici est une splendeur se lit en prenant son temps. En fait, il ne faudrait pas lire mais écouter. Pendant ma lecture, j’imaginais André Dussollier, j’entendais sa voix vibrante et chaude nous raconter Paula. Ses envies de peindre et ses envies de Paris.

Derrière Paula, on sent aussi un peu Marie. Elle se raconte elle aussi, un tout petit peu, de façon indispensable, de façon à ne pas laisser en suspens une taraudante question. On comprend pourquoi Marie a choisi Paula.

Marie Darrieussecq a réussi à me donner une envie folle d’aller découvrir des tableaux. Des regards intenses et des mains en tulipe. L’expo de peinture d’une femme dont je n’avais jamais entendu parler avant. Bravo !

NB : Expo sur Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 21 août 2016.

Le syndrome E ou comment Franck Thilliez a failli me tuer

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J’aime Agatha Christie, Charles Exbrayat, et puis pour les polars ça s’arrête là. L’hémoglobine, les tueurs en série, les thrillers… pas vraiment mon truc. Alors comment j’en suis arrivée à dévorer Le syndrome E ?

Je surfais sur le net… autant l’avouer tout de suite, je lis certains livres sur une liseuse. Ma préférence reste tout de même aux librairies et aux libraires mais il faut reconnaître qu’une liseuse c’est bien pratique pour éviter de voyager avec une valise de livres. Donc, je surfais pour voir les dernières nouveautés littéraires et je vois Le syndrome E en vente pour 0 Euros ! Il y avait 44 pages. J’ai pensé que c’était une nouvelle (parfois je suis complètement à la ramasse !) Le nom de Franck Thilliez ne m’était pas inconnu, c’était une belle opportunité de faire connaissance avec cet auteur. Donc je télécharge le texte et je l’oublie au fin fond de ma bibliothèque numérique…

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