Comme une boulangère sans farine…

Imaginez :

Madame La Boulangère est une grosse bosseuse. Tous les jours, elle retrousse ses manches. Tous les jours, elle travaille et compte davantage sur elle-même que sur les autres. Tous les matins, y compris les week-ends, elle se lève tôt pour fabriquer son pain et le vendre dans sa boulangerie mais aussi sur les marchés, dans les magasins spécialisés, dans les grandes surfaces et même sur les réseaux sociaux… Tous les jours, notre petite boulangère ne ménage pas sa peine. Pour se faire connaître, elle court par monts et par vaux, traverse la France en tous sens pour vendre ses miches dans les foires (miches de pain, hein !) Elle ne compte pas les kilomètres. Ni les frais. À force de remuer ciel et terre, ça marche. Oh bien sûr, les miches ne partent pas par milliers mais tout de même… petit à petit, et parce qu’on lui trouve peut-être quelque goût à cette miche, on parle de son pain à droite et à gauche. Et ceci entraînant cela, eh bien son pain doucement se vend. Jusqu’au moment où, une première fois, le meunier, surpris, se retrouve à cours de farine et ne peut la livrer. Ce n’est pas de sa faute. Lui aussi travaille dur. Il a une grosse minoterie. Il fournit des dizaines et des dizaines de boulangeries et certaines beaucoup plus grosses que celle de notre petite boulangère, alors vous pensez…

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Oui, je vis au pays de Mickey !

mickey

Il y a quelques années (presque dix ans en fait), j’ai eu l’occasion de suivre une formation de Home Staging. Nous étions une petite vingtaine de décoratrices d’intérieur réunies dans une salle de classe, toutes à la recherche du même but : pouvoir proposer cette prestation à nos clients. Durant ces trois jours, je me suis rapprochée d’une consœur qui semblait ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot (c’était loin d’être le cas de toutes). Elle avait l’air bosseuse, elle posait les bonnes questions, elle avait l’air pro. Tout à fait le genre de femme avec laquelle un partenariat semblait intéressant. Je parle bien de partenariat car rien chez elle ne m’aurait donné envie d’être sa copine. Assez hautaine. Superficielle. Une tendance à faire des sourires par-devant et dézinguer par-derrière. Bref, une morue. En revanche, je l’imaginais très à l’aise avec la clientèle et c’est ce qui me paraissait important. Il faut savoir que lorsqu’on est travailleur indépendant, on passe autant de temps à trouver de nouveaux clients qu’à effectuer les prestations qu’on a vendues. Son secteur à elle, c’était Paris intra-muros uniquement. Moi le 78, 91, 92. Il n’empêche que j’avais quand même des demandes hors secteur. Elle aussi. Pour éviter de perdre des prospects, j’avais proposé à cette fille de lui renvoyer mes demandes sur Paris. En échange elle me passerait celles qu’elle recevait sur mes départements. Cela me semblait être un système gagnant/gagnant. Je me souviens encore de sa réaction totalement incompréhensible.

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Le désamour

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Je l’ai tellement aimée si vous saviez. J’aimais tout d’elle. Elle pouvait se montrer douce et silencieuse ou rouge de fureur prête à cracher des torrents de haine, j’aimais toutes ses saisons. Nous avons vécu longtemps ensemble. Pendant trente-six ans, nous avons partagé l’exaltation et la tristesse, le printemps et la pluie. Trente-six années c’est une enfance et une adolescence. C’est aussi une vie d’adulte. Ça laisse le temps d’apprendre l’autre, d’appréhender ses qualités et ses petits travers. J’étais si amoureuse que je la voyais toujours sous son meilleur jour même quand ils étaient gris. J’aimais la sentir. J’aimais être avec elle et passer des heures la nuit à arpenter le pavé des rues. Naïvement, je pensais qu’elle n’appartenait qu’à moi, que j’étais la seule à la connaître si parfaitement.

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Mesdames, ne nous laissons plus faire !

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Moi aussi j’ai eu à subir le sexisme au travail.

Je me souviens notamment d’un événement plus marquant que les autres.

J’ai exercé pendant quelques années la profession de décoratrice d’intérieur et coordinateur de travaux (coordinatrice devrais-je dire). Je ne travaillais qu’avec des hommes dans un milieu très machiste.

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Ah ! Ces auteurs en herbe qui critiquent…

Je pense que ce post va m’attirer quelques retours négatifs (bon en même temps vu que mon blog est tout nouveau, il n’y a pas foule. Au moment où j’écris ces lignes, je ne prends pas trop de risques !)

Je visite de nombreux blogs de gens qui, comme moi, écrivent et ont pour ambition de publier des livres. Et ce que je lis est parfois affligeant !

C’est fou le nombre d’aspirants écrivains qui critiquent (parfois de manière très agressive) des auteurs connus, même plutôt très connus. À noter que les diatribes les plus virulentes émanent d’ailleurs plus souvent de ceux qui commentent les articles que des blogueurs eux-mêmes.

Les victimes on les connaît. En général, Marc Levy et Guillaume Musso se disputent la tête de liste. Anna Gavalda suit de près. Également très critiquée Erika Leonard James (Fifty Shades of Grey). Et plus surprenant, j’ai découvert récemment que le nom de Delphine de Vigan venait parfois grossir cette liste. J’ai même lu ce lamentable commentaire à propos de son dernier roman D’après une histoire vraie : « Delphine de Vigan a remporté le prix Renaudot. Et puis quoi encore ? Et pourquoi pas Marc Levy prix Nobel de littérature tant qu’on y est ! ».

Et là, franchement, ça me fait réagir.

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