Le neuvième Salon du livre de La Saussaye (mais le premier pour moi)

Dimanche dernier, la journée a commencé au tout petit matin alors qu’il faisait encore nuit. Lever à 6 heures (c’était la nuit du changement d’heure, donc inutile de vous dire que le réveil piquait un peu), puis ravalement de façade rapide, avant de passer prendre mon amie Sophie Noël (auteure toujours par monts et par vaux).
Lorsque je me suis garée devant chez elle, après environ 30 minutes de trajet (je roule toujours lentement parce qu’en réalité 20 minutes suffisent), je n’avais pas encore les yeux complètement en face des trous. On a chargé la voiture (on trimballe toujours tout un tas de trucs quand on fait les salons) et après avoir eu beaucoup de mal à mettre Waze sur la bonne route (Sophie n’avait pas non plus les yeux en face des lunettes), c’était parti pour 150 kilomètres. Le trajet s’est bien passé et après une pause essence-pipi-kit-kat et un loupage de sortie, on est arrivées à La Saussaye, petite commune de Normandie mais grand Salon du livre, juste à l’heure, en même temps que les auteurs parisiens, arrivés en bus.

Là, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Nicolas Robin, Evelyne Dress (rencontrée lors du fabuleux Salon du livre de Saint-Honoré les Bains), Joseph Farnel et la belle et lumineuse Annie Pétrel-Mathieu (Annie, la prochaine fois, il faut qu’on prenne une photo !) J’ai fait la connaissance de Gavin’s Clemente Ruiz, Bernard Prou, Denis Brillet et Yves Jacob. Entre les dédicaces, le déjeuner qui s’est déroulé dans les rires et la bonne humeur (Nicolas, tu m’as régalé avec tes histoires !), les échanges entre auteurs, les résultats des concours de nouvelles, je n’ai pas vu le temps passer. Le prix du salon a été remis par Nicolas (lauréat 2017) à Halima Hamdane pour L’homme qui voulait voir le lion. Encore quelques bons moments et c’était déjà presque la fin. Les salons, ça passe toujours trop vite et celui-ci avait pour moi une saveur particulière car il était probablement le dernier avant une assez longue « traversée du désert ». Mon deuxième roman ne va pas paraître tout de suite, et Personne n’a oublié est toujours en rupture de stock.

Vers 18 heures, il était déjà l’heure de renfiler ma fausse peau de léopard (tel Christian Clavier dans « Le Père Noël est une ordure » selon certains, ou tel AB Fab pour d’autres, mais je ne dénoncerai personne). J’ai retrouvé Sophie, mon acolyte, et c’était reparti pour 150 kilomètres dans l’autre sens. Dans la voiture, papotage, concert de bâillements, plus quelques tentatives de ma part pour chanter sans casser les oreilles de ma copilote (seul hic, c’est qu’en ce moment j’écoute en boucle Juliette Armanet) :

C’est luiiiiiii, l’amour de ma viiiiie,
Je sais que c’est luiiii, tout m’le dit,
En luiiiii, tout est infiniii,
Le jour comme la nuiiiit, je suis à luiii

Elle a une voix cristalline magnifique… pas vraiment comme moi. Enfin Sophie a survécu (le contraire aurait été terrible pour ses lecteurs, de plus en plus nombreux…) Je l’ai déposée chez elle, et j’ai enquillé les derniers kilomètres pour rentrer chez moi au radar (les salons c’est formidable mais tous les auteurs vous le diront, c’est crevant). Et puis alors que j’étais presque arrivée… oups, coup de téléphone du mari de Sophie : elle a oublié son téléphone dans ma voiture. On s’est donné rendez-vous devant une pépinière mais… on ne s’est jamais retrouvées et cela a été un véritable cafouillage pour lui rendre son mobile.

Je suis rentrée chez moi vers 21 heures. Épuisée mais heureuse, avec des souvenirs formidables dans la tête. Ce dimanche était une de ces journées qui m’amènent à penser que même si la route est semée d’embûches, même s’il est très difficile de gagner sa vie, je ne regrette pour rien au monde d’avoir choisi de suivre mes rêves.

Un grand merci à Marie-Agnès Melocco, Éric Bobée et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette journée. Merci aussi à Pascal de s’être déplacé de si loin pour me rencontrer.

Et puis n’oubliez pas :
– Je ne sais pas dire je t’aime de Nicolas Robin vient de sortir en poche,
– Le club des Feignasses de Gavin’s Clemente Ruiz vient tout juste de paraître aux Éditions Mazarine.

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