La semaine dernière, j’ai participé au 3e Mazarine Book Day…

Pour ceux qui ne le savent pas, le Mazarine Book Day, est un évènement organisé par les Éditions Mazarine afin que des auteurs puissent rencontrer des éditeurs. J’y suis allée pour présenter mon troisième roman (qui est une comédie !) J’entends déjà ceux qui me suivent de près « Comment ça le troisième ? », « Mais où est passé le deuxième ? » Patience, vous le saurez bientôt.

Lors du Magazine Book Day, chaque auteur doit présenter son roman devant un jury composé de trois personnes (éditeur, blogueur littéraire et libraire). L’auteur a cinq minutes pour convaincre. Il doit aussi remettre dix pages de son manuscrit (pas nécessairement les dix premières pages mais celles dont il pense qu’elles reflètent le mieux son style).

L’évènement avait lieu à l’Alcazar, un restaurant du 6e arrondissement dont l’étage supérieur avait été privatisé pour l’occasion. Il tombait du ciel des flocons énormes et je suis arrivée transie. Je me suis vite réchauffée car il y avait beaucoup du monde mais comme tout était bien organisé, je ne me suis pas sentie perdue. Un photographe souriant et très engageant a proposé de me tirer le portrait (il le proposait à tout le monde, libre à chacun d’accepter ou non). Ensuite on offrait à chaque candidat la possibilité de s’entraîner avant de passer devant le jury. Je me suis dit que dans mon cas (où la spontanéité domine toujours), un entraînement serait peut-être préférable, d’autant plus que je n’avais pas eu l’occasion de m’entraîner ailleurs que seule dans ma voiture. Hélas, Titine, tout aussi sympathique qu’elle soit ne peut pas encore me donner son avis sur ce que j’exprime (un jour sûrement mais là ce n’est pas encore la bonne décennie). Je me suis donc retrouvée devant une jeune femme au regard lumineux qui m’a expliqué qu’elle était là pour me guider, qu’il fallait que je fasse comme si elle était le jury. Hop, j’ai fait comme si. Sauf qu’au bout de trois minutes, j’avais fini de parler. Elle m’a dit que c’était trop court. Alors, j’ai recommencé. Et j’ai parlé, parlé, parlé, parlé, parlé… Au bout d’un temps, la jeune femme m’a interrompue :
– Vous êtes bientôt près de la fin du roman là ?
– Non, je n’ai pas encore atteint la moitié…
– Cela fait douze minutes que vous parlez, m’a-t-elle dit dans un sourire bienveillant.
– Quoi, déjà ?
– Oui, il faut absolument faire plus court…
Elle m’a alors conseillé d’évoquer essentiellement les chapitres qui font basculer l’histoire et surtout de ne pas oublier de parler de la fin.

Quelques minutes plus tard, je me suis assise devant le jury composé de trois femmes (il y avait plusieurs jurys et ils n’étaient pas tous exclusivement féminins). Au départ, j’ai essayé d’avoir un discours policé, vous voyez. J’ai essayé d’être carrée. Mais ça, c’était au départ seulement, donc je dirais les cinq premières secondes. Et ensuite… chassez le naturel, il revient au galop. Je suis redevenue moi-même. Donc exaltation débordante, langue bien pendue, explications accompagnées de la gestuelle qui va avec. Je me suis entendue dire à plusieurs reprises « Là, je ne peux pas vous raconter car ça serait trop long » Voilà, voilà… Bref, j’ai un peu cafouillé quoi. Ce n’était donc pas la présentation idéale mais cela ne m’a pas non plus laissé l’impression d’un naufrage complet. Je suis tellement persuadée que mon histoire peut plaire, tellement persuadée que Marlène (mon héroïne) est attachante que peut-être j’aurai réussi à en convaincre le jury. Après cela, j’ai discuté un peu avec d’autres auteurs et je crois que je suis légèrement tombée dans les petits fours (notamment les opéras qui étaient délicieux). Avant de partir, on m’a remis la photo prise par le photographe. J’ai eu le droit aussi à des goodies et ce livre.

L’histoire a l’air très émouvante. Un bon moment de lecture en perspective.

Je suis rentrée chez moi enthousiasmée. En voyant la photo, mon mari m’a dit que j’étais très bien, que je ressemblais à une présidente de la république… (euh… bon j’ai fait rapidement défiler les présidentes que je connais dans ma tête et je vous avoue que le compliment m’a laissée un peu sceptique).

Nous étions environ 150 candidats. J’ai donc une chance sur 150 que ça marche. C’est énorme ! J’y crois très fort ! (bon de ce côté là, rien de bien nouveau en fait, mon optimisme est sans limite). J’ai très envie que vous puissiez tous découvrir Marlène, l’héroïne de ce nouveau roman. Elle est esthéticienne et a deux rêves dans la vie… mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

Quelle que soit l’issue de cette journée, j’en garderai un très bon souvenir et franchement, si vous êtes auteur, je vous encourage fortement à y participer l’année prochaine. C’est une occasion unique de rencontrer des éditeurs dans une atmosphère conviviale et bon enfant. C’est une très belle expérience. Vous n’avez rien à perdre, alors foncez !

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4 commentaires sur “La semaine dernière, j’ai participé au 3e Mazarine Book Day…

  1. La première année, deux auteurs ont été sélectionnés. S’ils ont dix coups de coeur, ils prendront dix textes. Ce n’est pas un concours 😉

  2. Bonjour,
    Je vous lis et j’ai comme une impression de déjà-vu 😉
    Je vous souhaite le meilleur! Vous le défendez drôlement bien ici, en tout cas, votre roman.
    Au plaisir de vous lire,
    Bien à vous,
    Laure Rollier

    • Oh ! Bonjour Laure ! Merci pour votre si gentil message. C’est très encourageant.
      Peut-être nous rencontrerons-nous un jour, qui sait ? (car visiblement, nous avons au moins un point commun 😉 )
      Grande et longue vie à Hâte-toi de vivre !
      Je vous souhaite une très belle journée.
      Bien à vous aussi

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