Mon deuxième roman roule vers son destin

Ça y est !  J’ai envoyé mon deuxième roman à mon éditeur !

Je peux vous dire que ça n’a pas été simple. Contrairement à ce que je croyais (qu’écrire un deuxième roman coulerait de source puisque j’avais déjà été capable d’en écrire un), eh bien cela a été le contraire. L’accouchement a été beaucoup plus douloureux !

En premier lieu, il a fallu trouver le sujet. Je ne souffre pas de leucosélophobie (syndrome de la page blanche), bien au contraire. J’ai le problème inverse. J’ai des dizaines et des dizaines d’histoires qui se bousculent dans ma tête. Savoir laquelle choisir a été bien difficile. J’ai plein d’idées certes, mais sont-elles toutes bonnes ? (je préfère à « Ne sont-elles pas toutes nulles ? »)

Une forte angoisse est venue se rajouter. L’angoisse de décevoir mes lecteurs. Les critiques de « Personne n’a oublié » ont été bonnes. J’ai également reçu de nombreux messages. Des messages d’encouragements, de remerciements… Tout cela m’a énormément touchée (cela fait vraiment plaisir de recevoir les mots des lecteurs) mais paradoxalement cela m’a mis la pression. Je n’arrêtais pas de me demander si tel ou tel sujet n’allait pas décevoir ceux qui attendaient mon deuxième roman. Je n’arrêtais pas de me demander si j’allais être à la hauteur. Bref, j’étais dans le doute et les affres de la création (j’y suis toujours et je me demande si ce roman va plaire).

J’ai donc d’abord commencé à écrire un roman sur un sujet qui me tient à cœur mais  qui, tout comme Personne n’a oublié, est assez difficile. Et là, je me suis dit que je devais choisir un sujet plus léger, que je n’avais pas envie d’être cataloguée comme une romancière sombre, amoureuse de la noirceur et des sujets pénibles. Après soixante pages, j’ai donc changé de sujet pour m’attaquer à l’histoire que vous pourrez, je l’espère, lire prochainement.

Mais là non plus, cela n’a pas été tout seul.

D’abord parce que j’ai eu les mêmes soucis de narration que pour le premier. Comment écrire l’histoire ? Quel type de narration utiliser afin que le déroulement de l’histoire soit le plus addictif possible ? Point de vue externe, interne, omniscient ? J’ai résolu ce problème après de nombreuses heures de travail parties à la poubelle.

Ensuite parce qu’il a fallu répartir mon temps entre l’écriture du deuxième et la promotion du premier (pour ceux qui ne suivent pas régulièrement mon odyssée, n’hésitez pas à aller voir la rubrique Dédicaces & co). Toutes choses que je n’avais pas eues à faire lorsque j’écrivais le premier. Il y a certes les dédicaces (qu’il faut trouver, organiser et pour lesquelles je n’ai pas ménagé ma peine) mais aussi les réseaux sociaux à nourrir (et je ne parle pas des tâches, que nous avons tous, liées à la famille et tout le reste). Enfin j’ai fait comme j’ai pu, à mon rythme, car hélas je ne suis pas une super woman. Parfois, j’ai juste envie de me caler les fesses dans le canapé avec un bon livre ou devant un bon film.

Maintenant il ne me reste plus qu’à attendre (tout en étant bien occupée à choisir le sujet de mon troisième roman ainsi qu’à d’autres projets dont je vous ferai part prochainement). Il faut que mon éditeur lise ce nouveau roman, qu’il me donne son avis (qui sera positif car je suis toujours très optimiste ;-)), que l’on signe le contrat. Puis il y aura le temps des épreuves corrigées (sans compter les éventuelles corrections que je devrais faire en amont) et enfin la publication qui ira s’inscrire dans un planning déjà chargé car je suis loin d’être la seule auteur chez cet éditeur. Tout cela va être un peu long mais j’espère que vous pourrez découvrir ma nouvelle héroïne en 2018. Elle s’appelle Léa. Elle a trente-trois ans, habite Paris, et ne demande qu’à vous émouvoir, vous faire vibrer, rire, pleurer, espérer…

À suivre, je vous tiens au courant dès que j’ai du neuf !

PS : La photo qui illustre ce post vous dévoile mes petites habitudes quand j’écris. Bon il y mon ordi (qui est tout petit donc que je trimballe partout très facilement), mon Bic 4 couleurs (je suis fan des 4 couleurs), j’ai toujours une gomme et un crayon pour les notes destinées à disparaitre, le cahier qui m’a servi à la prise de notes pour mon deuxième roman (j’ai été aidée par la police), et mes deux « galets ». L’un est en bois d’olivier, l’autre en bois fossilisé (je ne sais plus lequel). Il a la texture d’une pierre très douce. Lorsque je m’excite parce que la bonne tournure de phrase m’échappe ou que je ne sais pas comment aborder un chapitre et que je triture les phrases dans tous les sens, je passe mes nerfs sur mes galets en les malaxant comme une dingue. Celui en bois d’olivier lorsqu’il fait froid, et celui en bois fossilisé lorsqu’il fait chaud… voilà, voilà…

4 commentaires sur “Mon deuxième roman roule vers son destin

  1. Bonjour ,
    j’attends avec impatience votre deuxième roman , ah au fait vous avez un nouveau fan mon père âgé de 99 ans à qui j’ai offert votre premier roman , il lui a beaucoup plu. Je vois que vous travaillez sur mac , je suis un inconditionnel de mac également , surtout en professionnel.
    Bien cordialement .

    • Bonjour Pascal,
      J’espère que ce deuxième roman (très différent) vous plaira ! Enfin pour l’instant il faut déjà qu’il soit publié. 99 ans ! Quel bel âge ! Il a bien de la chance votre père d’être parvenu à cet âge-là et de lire encore ! Je suis bien admirative, vous pourrez le lui dire de ma part.
      Un grand merci pour votre message Pascal et bon week-end 🙂

N'hésitez pas à donner votre avis sur ce texte !