Une dédicace qui rend jouasse (jeu de mot pourri, je sais)

Le week-end dernier, c’était pour moi la reprise des dédicaces après une pause estivale et donc, direction le salon de Saint-Arnoult-en-Yvelines qui se tenait sur deux jours et dont c’était la première édition.

Je suis arrivée le samedi matin, juste à temps pour le discours du maire, qui, avec sa belle écharpe tricolore aux pompons dorés (qui lui allait très bien) déclarait le salon officiellement ouvert.

Lors de la première matinée, il n’y avait pas foule (en réalité il n’y avait même personne !) et nous, les auteurs présents, on se posait tous des questions (en fait on se posait tous la même : qu’est-ce qu’on fait là ?) et je repensais à cet homme auquel j’avais demandé le matin même en centre-ville :

Vous savez où a lieu le salon ? (je ne prends jamais le temps de mettre mon GPS)

Le salon ? Quel salon ?

– Ben, le salon du livre…

– Ah bon, il y a un salon du livre ? Ici, à Saint-Arnoult ?

– Ben oui…

– Première nouvelle ! Non, je ne sais pas…

Et je me disais qu’il y avait très certainement des axes d’amélioration à envisager question communication. Quelques affiches indiquant le salon auraient sans doute été les bienvenues. Mais heureusement, il y avait une entente conviviale entre les auteurs et les organisateurs et cela sans compter les blagues à trois balles (tellement nulles qu’elles en devenaient drôles), d’un participant du salon et dont il nous a fait profiter toute la journée. Tiens, je vous en donne un exemple. Je portais un tee-shirt à pois. Le comique s’approche de moi (avec la démarche d’Aldo Maccione) et me lance :

– Hé, joli tee-shirt ! Vous l’avez acheté au poids ?

Bon voilà. Trois balles je vous dis (comme le titre de ce post d’ailleurs). Pendant ces heures vides, de nombreuses pensées métaphysiques me sont venues à l’esprit : « un seul livre sur ma table de dédicace, ça fait pauvre, vivement que le deuxième soit publié », « quand même, j’en aurai fait des choses différentes dans ma vie », « oh, qu’il est mignon ce petit chien qui passe dehors », « faut que je pense à acheter des cotons tiges aux prochaines courses », « la journée risque d’être longue », « non, en fait c’est le week-end qui va être long »… Et puis, vers 14 heures 30, la salle a commencé à se remplir de visiteurs. À 14 heures 52, je faisais ma première dédicace suivie de plusieurs autres qui finalement m’auront tenue occupée jusqu’à 18 heures, moment de la fermeture du salon.

Le lendemain, dimanche, il y a eu beaucoup plus de monde, ce qui fait qu’entre crises de rigolade avec mes copines auteurs et les dédicaces, je n’ai pas vu le temps passer. Sur la photo qui illustre ce post, je suis avec Sophie Noël. Je vous ai épargné la photo avec vue sur le fond de notre gosier parce qu’on rit comme des baleines. Il y avait aussi mes amis libraires (Librairie L’oiseau Lyre à Saint-Arnoult) avec lesquels il est toujours bien agréable de discuter. Bref, c’était somme toute un bon moment et je salue ici l’initiative du maire. C’est admirable d’avoir la volonté de faire vivre la culture dans les petites villes. Même s’il y a des petites choses à améliorer (tout ne peut pas être parfait du premier coup) avec quelques ajustements, ce salon a un bel avenir devant lui.

Prochaine dédicace le 15 octobre, au salon du livre Rambouillet Territoires (voir adresse sur ma page « me rencontrer ») présidé par Katherine Pancol.

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