Amuse-bouche de Stéphane Carlier

Ce roman est un pur régal !

Il ne suffit à l’auteur que de quelques pages pour plonger le lecteur dans une situation totalement ubuesque. Imaginez un peu… Julien, conseiller des Affaires étrangères, beau gosse ambitieux, vit une histoire avec Pauline, une superbe assistante parlementaire. Un soir, il lui écrit un sexto (vraiment très sexe… ) qu’il envoie par erreur à un diplomate chevronné à deux ans de la retraite… Vous voyez le tableau ?
L’épouse du diplomate, Marie-Ange (personnage criant de vérité), va se mettre dans la tête d’enquêter sur les infidélités de son mari, et c’est souvent quand on fouille qu’on trouve… je ne peux pas vous dire ce qu’elle va trouver sans spoiler la lecture, mais c’est savoureux, délectable et rocambolesque (mais tellement crédible).

Amuse-bouche est un roman drôle, fin et d’une écriture si fluide que vous refermez le livre sans même avoir pris conscience d’avoir tourné les pages. Pourtant, qu’on ne s’y trompe pas. Écrire une comédie est un exercice très difficile et Stéphane Carlier, avec ce cinquième roman, est passé maître en la matière. Enfin pour moi, il est désormais une référence. Le titre (qui m’a semblé avoir un double sens) pourrait en être affublé d’un troisième. En lisant le roman ma bouche n’a cessé de faire des « Ah ! », des « Oh ! », de sourire, de rire, de s’exclamer « Han, naaan ! », « Rhooh, c’est pas vrai ! », « Oh, la vache ! », bref, de s’amuser. C’est pourquoi il ne me reste plus qu’à vous donner trois conseils (qui sont bien sûr uniquement inspirés par mon ressenti et mes goûts personnels) :

1/ Ne partez pas en vacances sans un roman de Stéphane Carlier. C’est l’auteur anti-ennui par excellence !

2/ Assurez-vous, quand vous lisez un Stéphane Carlier, que vous n’allez pas être dérangé. Vous risqueriez de prendre en grippe le perturbateur. Personnellement, j’étais plongée dans la lecture d’Amuse-bouche et plus précisément, j’en étais à la page 221, lorsqu’une de mes mômes est venue me demander de faire le taxi. Je ne peux pas vous dire ce qu’il se passe page 221, mais Julien se trouve dans une situation si horriblement jouissive (pour le lecteur) que je venais de lâcher un « Oh, naaaan, mon Dieu c’est pas possible ! » Résultat : môme chargée manu militari dans le véhicule, trajet effectué à toute berzingue, môme balancée hors de la voiture et laissée sur place sans un mot et dans un nuage de poussière !

3/ Rejoignez-moi sur Twitter. Je vais organiser dans quelques jours un tirage au sort pour faire gagner le roman « Les perles noires de Jackie O. » qui vient de sortir en poche.

Si vous souhaitez lire ma chronique de Grand amour de Stéphane Carlier, c’est ici !

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