La dédicace en espace culturel

Samedi dernier, je me suis rendue à Dijon. J’étais invitée dans le magasin Cultura de la ville pour y faire une dédicace (première dédicace de ma vie dans un magasin de cette enseigne, et j’espère pas la dernière).

D’abord un petit mot sur la ville. Si vous ne connaissez pas Dijon, faites-y un petit tour, le centre-ville est vraiment charmant, on y mange bien, et les rues regorgent de boutiques (de très nombreux chocolatiers, chausseurs et chapeliers).

Chez Cultura, j’ai été très bien accueillie par Pierre-Olivier et par l’ensemble du personnel. Ils étaient tous souriants et gentils. C’est fou le nombre de livres qu’il y a là-dedans. Pour vous donner une idée, si on m’enfermait dans le magasin en me disant que je ne peux sortir qu’une fois tous les livres lus, eh bien je sortirai les pieds devant (morte quoi !) Non, ne vous inquiétez pas, mon moral va très bien.

Donc par rapport à mes dédicaces précédentes, l’environnement était idéal. Cette fois pas de bizarrerie incongrue à signaler à part peut-être une cliente qui photographiait ses lapins en chocolat au milieu des livres, un client qui m’a dit que je le faisais bailler et un autre, très âgé, qui est venu plusieurs fois me caresser le bras avec gourmandise. En revanche, j’ai rencontré une difficulté majeure. Plus dur que les casseroles du Carrefour (voir article), plus difficile que la dinde de l’Intermarché (voir article), une difficulté pire que tout ce que vous pouvez imaginer. Et cette difficulté c’est… LE GUILLAUME MUSSO !

Son dernier roman vient de sortir. Il était partout. En tête de gondole face à moi, à l’entrée, en vitrine, derrière moi, sur le côté. Partout je vous dis. Alors évidemment, difficile pour les clients de ne pas le voir. Et quand on a qu’un seul billet de vingt euros à dépenser, à votre avis, on le met sur Guillaume Musso qui est mondialement connu ou sur moi ? Bon voilà, vous avez compris. Pour les lecteurs hésitants, Bernard Minier n’était pas trop loin non plus. Vous voyez le tableau.

Cet homme, Guillaume Musso est épatant. Pour ceux qui suivent un peu mon odyssée, vous savez que mon rêve est d’écrire des livres qui se vendent comme ceux de Musso et de Levy (oui je sais, j’ai des rêves très grands, mais ça ne fait de mal à personne). Je suis peut-être folle ou inconsciente mais je suis convaincue que je peux y arriver. Depuis que je me suis jetée dans cette odyssée, j’y crois très fort (après tout n’est-ce pas le plus important ?) Je sais qu’il va me falloir des masses de travail mais je ne ménage pas ma peine. Il me faut juste un peu de chance (je parle de la santé, vu que je me suis lancée sur le tard comme on dit, et que le chemin va être long, faut pas que je capote avant). Samedi dernier j’ai eu bien le temps de mesurer l’infini chemin qu’il me reste à parcourir. Musso, qui n’était pas là, a vendu  10 fois plus de livres que moi, qui était là. Franchement ça laisse admiratif !

Quoi qu’il en soit, loin de me démoraliser, j’ai fait connaissance avec plaisir avec mes futurs lecteurs (il y en a tout de même) et c’était bien plaisant, d’autant plus qu’ils se sont montrés fort sympathiques et bien drôles (Stéphanie se reconnaîtra).

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