Julien Doré (en vrai)

Quel mec ! Je ne savais pas que Julien Doré possédait un tel charisme !

La semaine dernière, une copine s’est retrouvée avec une place en trop pour le concert de Julien Doré. Je me suis tâtée un peu mais pas trop longtemps car j’aime bien cet artiste. J’aime sa musique et les paroles de ses chansons. J’aime bien le bonhomme aussi. Sa position sur l’environnement et les animaux, sa modestie.

C’est comme ça que je me suis retrouvée dans la fosse du Zénith d’Orléans. Erreur de casting, me suis-je tout de suite dit, car à vue de nez, la moyenne d’âge sur le parterre ne dépassait pas les 27 ans à part quelques brebis égarées comme moi. Et très honnêtement je me suis demandé si j’allais tenir aussi longtemps debout, à faire du surplace dans la foule.

Eh bien, je n’ai pas vu les heures passer et, mieux, pendant quelques heures j’ai perdu une trentaine d’années. Dès qu’il est arrivé sur scène dans un halo de lumière donnant une vision très christique de sa personne, je me suis retrouvée dans la peau de cette jeune fille que j’étais il y a longtemps, qui dans les concerts battait des mains et criait les refrains. Les applis des mobiles  remplaçaient les flammes des briquets et les odeurs de transpiration la fumée des cigarettes. Mais le flash-back était bien là.

Julien Doré chante. Julien Doré danse. Julien Doré joue du piano et de la guitare. Julien Doré est un poète. Julien Doré a de l’humour. Julien Doré est une bête de scène. Son dernier album & clame qu’il n’y a rien sans un &. Rien à dire. Julien Doré créé bien un lien entre son public & lui. L’avantage du parterre c’est que l’on est très près de l’artiste. J’étais si près par moments (en fonction de ses déplacements sur scène) que je pouvais voir la petite flamme de ses yeux lorsqu’il s’amusait à séduire le public. C’est un bel homme et un bel artiste sensible et fort à la fois. D’un coup j’ai compris les « Julien je t’aime ! » des femmes qui brandissaient des panneaux plein de cœurs. Il a chanté Coco Calîne, et au moment du refrain a tendu le micro vers le public et des centaines de personnes hurlaient : prends-moi ! J’ai compris ça aussi. Certes un peu honteusement. Les minutes ont passé très vite, puis vers la fin, les musiciens se sont excités. Leurs chevelures ont battu le rythme des guitares grattées, des caisses frappées et des spots.  Back to the eighties ! C’était chouette. Julien a fait un dernier tour avec son chappy et puis c’était déjà fini.

Alors s’il faut faire un reproche, je dirai que les mouvements de l’artiste calés au millimètre près avec le son et la lumière, c’était top, mais cela m’a fait ressentir la masse de travail énorme qu’il a fallue pour nous livrer un tel concert. Loin de moi l’idée de reprocher l’excès de travail mais un peu moins de perfectionnisme et un peu plus d’improvisation seraient bienvenus.

Enfin, tout ça pour dire que si vous avez l’occasion d’aller le voir, allez-y. Pas besoin d’être un grand fan pour passer un très bon moment.

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