Une soirée de lancement formidable

Le 2 février dernier, c’était pour moi une grande première. La librairie Le Divan avait la grande gentillesse de m’accueillir pour la soirée de lancement de mon premier roman Personne n’a oublié. Cette soirée restera pour moi un moment inoubliable.

D’abord il y avait beaucoup de monde (enfin j’ai eu le sentiment qu’il y avait beaucoup de monde mais il est vrai que je suis une personne assez solitaire donc cette notion de «monde» est sans doute relative). Des amis avaient amené des amis qui avaient amené des amis, qui avaient amené des collègues, etc.… Mes proches étaient là aussi. Je me suis sentie vraiment soutenue, et cela m’a fait chaud au cœur car pour ceux qui me suivent, vous vous souvenez que lorsque je me suis lancée dans cette aventure ce n’était pas vraiment ça (voir mon post sur l’auteur et les siens de mai 2016).

Ensuite, Valérie, la responsable de la librairie a été d’une gentillesse époustouflante. Elle s’est tellement bien occupée de moi que j’ai cru être une star le temps d’une soirée. Le cadre était enchanteur. Je vous invite à faire un tour dans cette librairie car elle magnifique (203 rue de la Convention 75015 Paris).

Enfin, et pour la première fois de ma vie, j’ai fait des dédicaces. C’est sans doute stupide, mais faire des dédicaces faisait partie (fait toujours partie) de mon rêve de devenir écrivain (d’ailleurs je n’arrive pas à dire « je suis écrivain », cela ne me semble pas légitime. J’arrive à dire auteur ou romancière du bout des lèvres mais pas encore écrivain. Peut-être que je n’y arriverai jamais). Dans mon rêve d’être écrivain, il y a le fait d’écrire bien sûr, d’être publiée, de vendre des livres, de faire rêver des lecteurs et de leur offrir du plaisir, de faire des dédicaces, de participer à des salons littéraires… Alors là bien sûr, j’ai fait des dédicaces à des amis ou des amis d’amis et non à mes lecteurs puisque c’est mon premier roman. Ça ne compte pas vraiment, mais ça fait plaisir quand même. Je me suis dit que c’était un début. En revanche pour ce qui est des dédicaces, ma marge de progression est énorme. Je crois hélas que certains se sont retrouvés avec des messages complètement débiles sur leurs livres (si ces personnes me lisent, je suis vraiment désolée). Ce n’est pas si simple de faire des dédicaces. Il faut trouver un mot différent et approprié pour chacun, et écrire tout en écoutant la personne qui attend son livre en vous parlant. Et il faut aller vite (difficile à croire mais à un moment donné, plusieurs personnes attendaient !) Bon, c’était ma première fois alors je vais essayer de ne pas être trop dure avec moi-même.

À un moment, un de mes amis m’a demandé si j’allais faire un discours. J’ai dit « non pourquoi ? ». « Ben parce qu’il y a des micros… » Aïe, je n’avais pas prévu de discours. Alors Valérie m’a demandé si je souhaitais m’exprimer quand même mais j’ai accepté. Tout le monde s’est assis et elle m’a posé des questions sur mon roman (très professionnelle, elle avait lu mon roman avec attention). J’ai répondu du mieux que j’ai pu, avec ma spontanéité habituelle qui me fait souvent dire des stupidités sans nom, mais ce n’est pas grave… là aussi c’était une première fois (je me suis fait la réflexion que si un jour, d’aventure, j’avais la grande chance de passer dans une émission de télé, je risquais bien de passer au zapping). Je crois que mes propos ont plu. En fait, je crois que ce qui plaît dans mon odyssée, ce n’est pas tant le fait d’avoir écrit un roman, d’être publiée tout ça (d’autant plus qu’il faut rester objectif et lucide, mon roman fait partie des 517 romans de la rentrée littéraire d’hiver, autrement dit, je suis une goutte d’eau dans l’océan)… Mais c’est le fait d’accomplir mon rêve. J’ai l’impression que cela fait rêver les gens. Je suis à un âge (bientôt 48 ans) où beaucoup de personnes se sont résignées. Celles qui avaient un rêve ont sans doute essayé de le réaliser étant jeune et n’y sont parfois pas parvenues (ce qui était mon cas). Et la vie fait qu’on doit passer à autre chose. On a des devoirs et des obligations. On doit avancer, alors on abandonne sans vraiment avoir le sentiment d’abandonner d’ailleurs. On tourne le dos à nos rêves en se disant que ce n’est pas si important. Les années s’écoulent et on a moins d’énergie. Puis on passe à côté. J’ai l’impression que je représente un petit espoir (un tout petit espoir à ma minuscule échelle bien entendu) pour certaines personnes qui se disent que pour elles non plus, il n’est peut-être pas trop tard. Si c’est ça, alors c’est vraiment chouette.

Bref…

Je suis rentrée chez moi et j’ai mis du temps à redescendre de mon petit nuage. J’ai même eu du mal à m’endormir mais quand j’y suis enfin parvenue, c’était le sourire aux lèvres.

2 commentaires sur “Une soirée de lancement formidable

  1. super Stéphanie je suis très heureuse pour toi. Julie avait ton livre dans les mains aujourd’hui quand je l’ai rencontré. Apparemment il est en rupture jusqu’à la semaine prochaine. On fait toutes ta promo pour que la France entière le lise Bonne soirée. Peut etre se verra-t-on avant la rentrée. Sylvie

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