Grand amour de Stéphane Carlier

Ce court roman de Stéphane Carlier est pour moi LA bonne surprise de la fin 2016.

J’ignore complètement comment ce roman s’est retrouvé dans ma pal (pile à lire) mais aucun livre ne s’y trouve sans raison. J’ai dû lire une critique positive ou quelqu’un m’a parlé de l’auteur (si cette personne se reconnaît, qu’elle se fasse connaître afin que je lui baise les pieds !) Toujours est-il que ce n’est ni la couverture, ni la quatrième de couverture qui ont retenu mon attention. Quand j’ai entamé la lecture de ce court roman, je sortais de deux lectures un peu tristounettes et c’était la période des fêtes donc je voulais lire quelque chose de plus léger. Ne connaissant pas l’auteur, je ne m’attendais à rien de particulier.

Et alors quelle surprise ! Ce roman est vraiment une pépite ! J’ai rigolé et, croyez-moi, je n’ai pas le rire facile en matière de lecture. La plupart des auteurs a priori drôles ne m’ont jamais fait ne serait-ce que sourire, mais là, c’est tellement cocasse ! Ce qui m’a amené d’ailleurs à penser que l’humour finalement est une question d’affinité. Ce qui fait rire l’un ne fera pas rire l’autre. Pour apprécier l’humour de quelqu’un, je crois qu’il faut d’abord se comprendre et rire de la même chose, il faut avoir les mêmes références.

L’histoire est la suivante : Agnès, 35 ans, traductrice de romans à l’eau de rose est amoureuse d’un rugbyman vu sur un calendrier (pas besoin de vous faire un dessin, il s’agit bien d’un homme en tenue d’Adam et au corps d’Apollon – le ballon de rugby remplaçant la grappe de raisin). Une nuit, lors d’une soirée chez son éditrice, Agnès fait la connaissance d’une femme qui l’incite à croire en l’amour de ses rêves. Et la voilà partie. Sur un coup de tête, elle part en Auvergne, à la rencontre de son grand amour qui joue au stade Aurillacois… Je n’en dirai pas plus mais voyez déjà l’idée de départ. N’est ce pas loufoque et décalé ? Moi je suis admirative. Il faut oser.

Les aventures d’Agnès en Auvergne sont jubilatoires (et parfois un peu crues aussi). C’est une héroïne attachante. Elle a un côté midinette que j’adore. Bref, c’était une très chouette lecture.

En refermant le livre, je me suis dit que j’allais me ruer sur tous les romans de Stéphane Carlier. Et là, en revanche, grosse déception : il n’en a écrit que quatre (donc pour moi il n’en reste plus que trois !) Bon écrire quatre romans pour un auteur c’est déjà formidable (j’en sais quelque chose moi qui peine à écrire le deuxième) mais pour un lecteur, ça fait peu. Il va donc falloir y aller mollo et ne pas tout lire d’un coup. En fin de compte, les romans de Stéphane Carlier sont un peu comme des gâteaux au chocolat. Il ne faut pas tout manger d’un coup pour s’offrir le plaisir d’en avoir encore plus tard.

N'hésitez pas à donner votre avis sur ce texte !