Ah ! Ces auteurs en herbe qui critiquent…

Je pense que ce post va m’attirer quelques retours négatifs (bon en même temps vu que mon blog est tout nouveau, il n’y a pas foule. Au moment où j’écris ces lignes, je ne prends pas trop de risques !)

Je visite de nombreux blogs de gens qui, comme moi, écrivent et ont pour ambition de publier des livres. Et ce que je lis est parfois affligeant !

C’est fou le nombre d’aspirants écrivains qui critiquent (parfois de manière très agressive) des auteurs connus, même plutôt très connus. À noter que les diatribes les plus virulentes émanent d’ailleurs plus souvent de ceux qui commentent les articles que des blogueurs eux-mêmes.

Les victimes on les connaît. En général, Marc Levy et Guillaume Musso se disputent la tête de liste. Anna Gavalda suit de près. Également très critiquée Erika Leonard James (Fifty Shades of Grey). Et plus surprenant, j’ai découvert récemment que le nom de Delphine de Vigan venait parfois grossir cette liste. J’ai même lu ce lamentable commentaire à propos de son dernier roman D’après une histoire vraie : « Delphine de Vigan a remporté le prix Renaudot. Et puis quoi encore ? Et pourquoi pas Marc Levy prix Nobel de littérature tant qu’on y est ! ».

Et là, franchement, ça me fait réagir.

L’attaque provenait d’un petit barbouilleur de papier qui avait pondu quelques nouvelles et plusieurs romans avortés. J’ai envie de rappeler que :

Le 1er roman de Marc Levy s’est vendu à 213.000 exemplaires (en France uniquement).

Guillaume Musso est traduit en 40 langues.

Delphine de Vigan a remporté à ce jour 9 prix littéraires.

Évidemment, chacun est libre de critiquer. On a tout à fait le droit de ne pas aimer ces auteurs, mais par pitié les auteurs en herbe, laissez la critique aux gens dont c’est le métier (journalistes, critiques littéraires, blogueurs littéraires), parce que là, vraiment, cela donne l’impression d’un agglomérat d’écrivaillons fielleux et aigris, grignotés par la jalousie. Au final, ce genre de comportement nuit à tout le monde (enfin tous ceux qui comme vous et moi ont espoir de devenir écrivain).

J’imagine ce qu’il se passe dans vos têtes : « Comment ? Mon œuvre (si fantastique, si géniale, si unique) a été refusée alors que Levy (Gavalda, etc) a été publié ? Comment est-ce possible ? C’est tous des pourris ! Allez tiens, pour me soulager, je vais aller sur le net en mettre une bonne tartine sur la tronche de Musso ! »

Et là tout le monde prend ! Les auteurs mais aussi les éditeurs. Ils doivent se coucher le soir avec les oreilles qui sifflent tant certains blogs regorgent de vacheries à leur égard.

Auteurs en herbe, si vous n’êtes pas publiés, c’est peut-être que vous n’avez pas accouché d’un chef-d’œuvre inoubliable (oups, désolée de vous annoncer ça aussi froidement), ou que votre histoire n’a pas suffisamment de potentiel commercial (ben oui, un éditeur, ça aime bien gagner de l’argent de temps en temps). Alors laissez votre rancune de côté, et écrivez, lisez, écrivez, lisez, écrivez, lisez… Seul moyen d’y arriver à mon avis (je ne suis personne pour donner un conseil, je donne juste un point de vue, qui a au moins autant de valeur que votre opinion sur Levy and Co).

Personnellement, j’adorerai être un auteur « grand public » (et je pense que les plumitifs qui prétendent le contraire ne sont pas francs). J’adorerai vendre des millions de livres, pouvoir vivre (et confortablement) de ma plume, offrir du plaisir à des milliers de lecteurs, faire des séances de dédicaces interminables… Quitte à supporter la critique (là faut avoir les reins solides quand même !)

Donc pour toutes ces raisons, vous ne trouverez jamais de critiques négatives sur des auteurs ou des livres dans ce blog. Je n’aime pourtant pas tout ce que je lis, mais parfois il faut savoir se taire.

N'hésitez pas à donner votre avis sur ce texte !