Être ici est une splendeur de Marie Darrieusecq

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Savez-vous qui est Paula Modersohn-Becker ?

Personnellement, je ne connaissais pas cette artiste avant de lire le dernier livre de Marie Darrieussecq. Voilà une lecture dont je suis sortie un peu plus riche (ou un peu moins bête).

J’ai lu des articles de presse sur ce livre. J’ai vu l’auteure dans l’émission La Grande Librairie. Donc avant d’en entamer la lecture, je connaissais déjà la fin. Cela ne m’a pas gêné. On ne lit pas cette biographie comme on lit une fiction qu’on ne peut reposer avant la dernière page. On la lit parce que les mots sont bien choisis, parce qu’ils sont bien placés dans les phrases, parce que les phrases sont belles et musicales, parce qu’elles ronronnent. Parce que c’est beau.

 Etre ici est une splendeur se lit en prenant son temps. En fait, il ne faudrait pas lire mais écouter. Pendant ma lecture, j’imaginais André Dussollier, j’entendais sa voix vibrante et chaude nous raconter Paula. Ses envies de peindre et ses envies de Paris.

Derrière Paula, on sent aussi un peu Marie. Elle se raconte elle aussi, un tout petit peu, de façon indispensable, de façon à ne pas laisser en suspens une taraudante question. On comprend pourquoi Marie a choisi Paula.

Marie Darrieussecq a réussi à me donner une envie folle d’aller découvrir des tableaux. Des regards intenses et des mains en tulipe. L’expo de peinture d’une femme dont je n’avais jamais entendu parler avant. Bravo !

NB : Expo sur Paula Modersohn-Becker au Musée d’Art Moderne de Paris jusqu’au 21 août 2016.

De drôles de filles, coquines et décomplexées…

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Elles sont trois. Elles sont gonflées. Elles sont belles. Elles sont pleines d’énergie : Les Coquettes.

Hier soir, la salle du Grand Point Virgule était enthousiaste. Et moi aussi. Voilà un spectacle plein d’humour duquel on ressort le sourire aux lèvres. Mêlant chansons et sketches, les Coquettes parlent de tout, et parfois très crûment, sans jamais tomber dans la vulgarité. Le public rigole. Même quand on lui parle de pédophilie ou d’excision. Les Coquettes se permettent tout. Leur langage est fleuri et, à attendre certains gloussements masculins dans la salle, très imagé. Pendant une heure quinze de spectacle, on oublie l’inconfort de la salle, les banquettes étroites et le peu de place pour les jambes. Leurs voix de sirènes subjuguent. Derrière leur talent fou se cachent certainement de très grandes bosseuses. Le show est millimétré. Chants en chœur et gestuelles chorégraphiées jusqu’au bout des doigts. À voir absolument.

En sortant de la salle, je me suis dit que dans certains pays, ce spectacle n’aurait pas pu exister. Les Coquettes sont des femmes libres, épanouies, féminines et féministes. J’ai pensé à ma chance de vivre ici. Pourvu que ça dure.

Qui veut gravir une montagne commence par le bas

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À l’hiver 2014 me titillait sauvagement le désir d’arrêter mon activité pro pour me consacrer à l’écriture et essayer d’en vivre (là je sais que je place la barre très haut).

J’ai toujours aimé écrire. J’aime raconter des histoires, inventer des personnages, des décors… C’est un plaisir immense, qui au fil des années, s’est transformé en besoin. Écrire me détend, m’égaye, me fait réfléchir, m’apaise, me vide, me rend heureuse et épanouie.

L’idée d’écrire en dilettante tout en continuant mon boulot ne me plaisait pas du tout. Je savais que je n’y arriverai pas. Et puis je crois qu’un homme sommeille en moi, parce que je ne sais pas faire plusieurs choses en même temps. Mais tout arrêter pour ne plus faire qu’écrire ? Whouah !

Il paraît qu’un Français sur trois écrit. Les chances de sortir du lot sont extrêmement minimes…  J’ai réfléchi quelques mois. Puis, en janvier 2015, j’ai pris la décision de me lancer. On a qu’une vie. J’ai compris à ce moment-là, que j’avais sans doute franchi la première étape de mon odyssée. La prise de décision. Parce qu’une fois la décision prise, il ne reste plus qu’à usiner.

Je vous raconterai, dans un autre post, comment j’ai écrit mon premier roman (ça ne s’est pas fait tout seul) mais une fois la chose faite et après un sacré tri sélectif des maisons d’édition, j’ai envoyé mon manuscrit par la poste. Cette étape s’est étalée sur plusieurs semaines parce que j’ai mis des plombes à écrire les lettres d’accompagnement. Et voilà. Aujourd’hui, j’en suis là.

L’étape « envoi » s’est terminée il y a quelques semaines et j’ai déjà reçu ma première lettre de refus (bon pour l’instant, rien d’anormal).

En attendant les réponses des éditeurs, j’ai créé ce blog et j’écris des nouvelles. Une fois toutes les réponses reçues, j’aviserai comment poursuivre cette odyssée.

Ah ! Ces auteurs en herbe qui critiquent…

Je pense que ce post va m’attirer quelques retours négatifs (bon en même temps vu que mon blog est tout nouveau, il n’y a pas foule. Au moment où j’écris ces lignes, je ne prends pas trop de risques !)

Je visite de nombreux blogs de gens qui, comme moi, écrivent et ont pour ambition de publier des livres. Et ce que je lis est parfois affligeant !

C’est fou le nombre d’aspirants écrivains qui critiquent (parfois de manière très agressive) des auteurs connus, même plutôt très connus. À noter que les diatribes les plus virulentes émanent d’ailleurs plus souvent de ceux qui commentent les articles que des blogueurs eux-mêmes.

Les victimes on les connaît. En général, Marc Levy et Guillaume Musso se disputent la tête de liste. Anna Gavalda suit de près. Également très critiquée Erika Leonard James (Fifty Shades of Grey). Et plus surprenant, j’ai découvert récemment que le nom de Delphine de Vigan venait parfois grossir cette liste. J’ai même lu ce lamentable commentaire à propos de son dernier roman D’après une histoire vraie : « Delphine de Vigan a remporté le prix Renaudot. Et puis quoi encore ? Et pourquoi pas Marc Levy prix Nobel de littérature tant qu’on y est ! ».

Et là, franchement, ça me fait réagir.

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Le syndrome E ou comment Franck Thilliez a failli me tuer

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J’aime Agatha Christie, Charles Exbrayat, et puis pour les polars ça s’arrête là. L’hémoglobine, les tueurs en série, les thrillers… pas vraiment mon truc. Alors comment j’en suis arrivée à dévorer Le syndrome E ?

Je surfais sur le net… autant l’avouer tout de suite, je lis certains livres sur une liseuse. Ma préférence reste tout de même aux librairies et aux libraires mais il faut reconnaître qu’une liseuse c’est bien pratique pour éviter de voyager avec une valise de livres. Donc, je surfais pour voir les dernières nouveautés littéraires et je vois Le syndrome E en vente pour 0 Euros ! Il y avait 44 pages. J’ai pensé que c’était une nouvelle (parfois je suis complètement à la ramasse !) Le nom de Franck Thilliez ne m’était pas inconnu, c’était une belle opportunité de faire connaissance avec cet auteur. Donc je télécharge le texte et je l’oublie au fin fond de ma bibliothèque numérique…

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