La petite épreuve des épreuves corrigées

Enfin je vais bientôt atteindre la première marche de mon odyssée !

Mon premier roman va voir le jour (le 1er février) et l’une des dernières étapes pour l’auteur c’est de relire les épreuves corrigées. C’est ce que j’ai fait mardi et mercredi dernier. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, ce qu’on appelle « épreuves corrigées » c’est le texte final dans son intégralité, mis en page, et corrigé par un correcteur (ou une correctrice) professionnel. L’auteur doit vérifier en dernier lieu qu’il ne reste plus aucune coquille.

Eh bien je peux vous dire que ça n’est pas une mince affaire. Passé le moment de bonheur et d’émotion de voir son texte habillé comme un sou neuf prêt à effectuer sa grande mue vers le livre, il faut remettre vite fait bien fait ses yeux en face des trous. J’avais 48 heures pour tout relire. Mon livre va faire 268 pages.

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Grand amour de Stéphane Carlier

Ce court roman de Stéphane Carlier est pour moi LA bonne surprise de la fin 2016.

J’ignore complètement comment ce roman s’est retrouvé dans ma pal (pile à lire) mais aucun livre ne s’y trouve sans raison. J’ai dû lire une critique positive ou quelqu’un m’a parlé de l’auteur (si cette personne se reconnaît, qu’elle se fasse connaître afin que je lui baise les pieds !) Toujours est-il que ce n’est ni la couverture, ni la quatrième de couverture qui ont retenu mon attention. Quand j’ai entamé la lecture de ce court roman, je sortais de deux lectures un peu tristounettes et c’était la période des fêtes donc je voulais lire quelque chose de plus léger. Ne connaissant pas l’auteur, je ne m’attendais à rien de particulier.

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Bonne année 2017 !

En ce 1er janvier 2017, je souhaite à tous une très belle année. J’espère pour vous une bonne santé (car c’est le plus important, n’est-ce pas ?) et des bonheurs petits et grands tout au long de l’année.

De mon côté, l’année commence de bon pied et de bonne humeur (comme d’habitude en fait !) Bon, il va falloir que je me mette aux infusions pendant quelque temps pour éliminer les kilos accumulés pendant ces fêtes.
Cette année devrait être importante pour moi. Si tout va bien, dans un mois jour pour jour, mon premier roman sera publié. Je dis « si tout va bien » car cela fait un moment que je n’ai pas eu de nouvelles de mon éditeur. Il se peut que nous soyons en retard. Je tiens aussi à vous dire que je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à écrire une petite histoire par mois. Cela me demande beaucoup de travail, or mon second roman n’avance pas aussi vite que je le souhaiterais en partie à cause de cela. Bien sûr, je vous tiendrai informés.

Je profite de ce premier post de l’année pour souhaiter la bienvenue à tous ceux qui se sont abonnés à ce blog dernièrement. Merci de me suivre.

À bientôt et encore une fois, bonne année !

L’histoire de Pascal

Le mois dernier, vous avez été nombreuses (il n’y a eu que des femmes) sur les réseaux sociaux à me demander une suite à L’histoire de Véronique. La voici. Je vous raconte L’histoire de Pascal (son ex-mari). Cette nouvelle peut-être lue de manière isolée mais pour ceux qui souhaitent lire d’abord L’histoire de Véronique, c’est ici !  Bonne lecture.

Pascal boutonna sa parka et rabattit la capuche sur son crâne dégarni. Bon sang ce qu’il avait froid ! Déjà presque vingt minutes qu’il battait le pavé entre le stand de poupées en bois et celui de bijoux en cuir. C’était là qu’il avait perdu Marion, alors il ne devait pas bouger. Elle allait bien revenir sur ses pas à un moment ou à un autre. S’il se mettait à la chercher il ne la retrouverait jamais. Ce marché de Noël lui sortait par les yeux ! Où donc était-elle passée ? Trois fois il avait essayé de l’appeler sur son portable mais il tombait toujours sur la messagerie. À coup sûr, elle était encore en panne de batterie. Comment se débrouillait-elle pour systématiquement oublier de recharger son téléphone ? Il ne comprendrait jamais. Cela n’arrivait pas avec son ex-femme. Il fouilla ses souvenirs mais ne put se rappeler un moment où Véronique ne fut pas joignable. Tiens d’ailleurs, il faudrait qu’il l’appelle pour lui souhaiter un joyeux Noël. Pascal se fit la réflexion que Véronique revenait fréquemment dans ses pensées ces derniers temps. Était-ce un signe de lassitude vis-à-vis de Marion ? Possible. De plus en plus souvent, il aspirait à un peu de quiétude et de repos mais la jeunesse de Marion, sa vivacité, son dynamisme, ne le permettait pas. Trente ans d’écart, ça creuse la différence. Lire la suite

Le café renversé

J’inaugure cette toute nouvelle rubrique « Souvenirs de lectures » avec un moment assez cocasse, un souvenir truculent dans ma vie de fourmi.

En 1997, j’ai fait partie du jury du Grand Prix des Lectrices de Elle. Cette expérience s’étant avérée intéressante et riche d’enseignements, c’est donc tout naturellement que quelques mois plus tard, au printemps 98, je tente ma chance en répondant à une annonce du magazine DS (aujourd’hui disparu) stipulant : Écrivez à la rubrique « Lire » pour nous confier vos goûts en littérature. Vous serez peut-être choisie pour faire la critique d’un nouveau livre et rencontrer son auteur.

Et bingo, je suis retenue ! Rapidement, je reçois par courrier le livre dont je dois faire la critique. Un assez gros volume édité par Albin Michel : La fin du monde d’Olivier et Patrick Poivre d’Arvor. La tuile ! La fin du monde, ça c’est clair ! Lire les frères Poivre d’Arvor, pas de souci. Avec plaisir même. Mais les rencontrer et me livrer à une sorte d’interview ? Pitié ! Je ne suis pas journaliste et me retrouver face à PPDA qui a interviewé les plus grands de ce monde… Hélas, quand le lait (le vin ?) est tiré il faut le boire. J’ai postulé. Je dois assumer. Je lis donc le livre. Je découvre un roman satirique qui évoque les médias et le milieu de l’édition. Un roman pas mal du tout et assez prenant mais quelles questions poser ? Comment on fait une interview ? Que dire ?

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