Bonne fête à tous les amoureux

Les origines de la Saint Valentin sont multiples. Chacun a sa version. Pour ma part, la version que je préfère est celle de Valentin de Terni.

En gros, voici l’histoire :

Aux débuts du christianisme, Claude II le gothique (qui déteste les chrétiens) apprend qu’un moine (Valentin de Terni) marie des couples chrétiens. Fort en colère, Claude fait arrêter Valentin et le met en prison. Sur place, Valentin rencontre la fille de son geôlier, Julia, qui est aveugle. Elle lui demande de lui décrire le monde et Valentin le fait si bien que Julia tombe amoureuse de lui. Elle le prend alors sous son aile, le chouchoute, lui apporte à manger. Et un jour, le miracle se produit, Julia retrouve la vue (des témoins affirment avoir vu une vive lumière par la fenêtre de la cellule).

Cet évènement parvient aux oreilles de Claude II le gothique. Cela arrange bien ses affaires depuis le temps qu’il cherchait une excuse pour se débarrasser de ce moine. Il ordonne son exécution. Le 14 février (l’année exacte n’est pas connue mais est située entre 269 et 280) Valentin est conduit sur la voie Flaminia. Là, il est d’abord roué de coups par une bande de légionnaires romains, puis, agonisant, il est traîné jusqu’à l’échafaud où il est décapité à la hache.

Voilà. Sur ce, je vous souhaite une très bonne Saint Valentin !

Des nouvelles de Madame La Boulangère

Voici une nouvelle qui ne va pas réjouir ceux qui aiment la production de notre petite boulangère : la livraison du nouveau pain prévue au printemps prochain n’aura sans doute pas lieu.

(Je conçois que ce message puisse paraître sibyllin à ceux qui ne sont pas abonnés à mon blog. Pour une session de rattrapage, le dernier article relatif aux aventures de Madame La Boulangère est ici. D’une manière générale, vous pouvez retrouver tous les articles relatifs à « Mon odyssée » dans la catégorie du même nom).

Cette parenthèse étant fermée, retournons à nos miches (de pain, hein !) Voilà plus de quatre mois que notre boulangère n’a pas été livrée en farine. Les clients continuent pourtant de se présenter à la porte de son petit commerce, mais la porte est close, puisque sans farine, Madame La Boulangère ne peut fabriquer son pain. Éconduire des clients, c’est vraiment frustrant, surtout quand on a travaillé comme elle l’a fait.

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J’écrirai la paix sur tes ailes, et tu t’envoleras vers le monde

Sadako Sasaki est une fillette japonaise. Elle a deux ans, lorsque le 6 août 1945, Little Boy (la bombe nucléaire) explose au-dessus de Hiroshima. Elle habite à deux kilomètres du lieu de l’explosion, et alors que la plupart de ses voisins sont tués, elle n’est pas même blessée. Tout du moins en apparence seulement, car elle a été grandement exposée au rayonnement radioactif. Elle grandit, devient une collégienne heureuse, pleine de joie de vivre, et très forte à la course à pied, si forte que ses camarades la choisissent pour les représenter lors des courses de relais.

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Mon roman débarque chez France Loisirs !

Personne n’a oublié intègre le catalogue de France Loisirs !

Intégrer ce club, c’est une très bonne nouvelle. Cela veut dire des milliers de lecteurs en plus ! Et surtout ça remonte un peu le moral parce que la boulangère est toujours sans farine (voir mon article). Oui je sais, c’est franchement lamentable ! Mon chemin est donc pavé de difficultés supplémentaires mais ça ne me décourage pas pour autant. L’atteinte de mon objectif n’en sera que plus délectable.

Résultat du jeu concours : saurez-vous deviner la fin ?

Voici le résultat du concours !
Alors, personne n’a trouvé la bonne fin (enfin plutôt la fin que j’avais écrite) car toutes vos fins sont bonnes et franchement, vous ne manquez pas d’imagination. J’ai été épatée. C’est pourquoi, même s’il y a eu relativement peu de participants (le texte a  été beaucoup lu en revanche), je ferai sans doute un autre concours comme celui-ci, car vous lire est un réel plaisir ! Un immense merci à tous les participants, vous êtes des amours !

J’ai donc tiré au sort parmi les participants, et ma main innocente a pioché Lucena.
Bravo Lucena ! Vous gagnez un exemplaire dédicacé de mon livre. Merci de m’envoyer en message privé votre adresse postale ainsi que le nom que vous souhaitez voir figurer sur la dédicace.

Voici maintenant la suite et fin de l’histoire de Laurent

Les deux hommes se tiennent côte à côte sur la bordure du quai. Malgré la foule et les odeurs mélangées, Laurent peut sentir le parfum de Julien. Une fragrance forte et musquée. Une fragrance de mâle qui projette immédiatement Laurent dans une de ces visions cauchemardesques qui ne le quittent plus. Le corps nu de son rival recouvre celui de sa femme, nue elle aussi. Elle soupire, elle murmure son prénom, pleine de désir. Stop ! Se dit Laurent. Calme-toi… Dans quelques secondes, tout sera fini. Car Laurent a tout prévu et rien ne le fera changer d’avis. Ni cette douleur lancinante qui lui perfore la poitrine, ni tous ces élèves de primaire qui viennent d’envahir le quai, juste à côté d’eux. Au contraire. Il est persuadé que leur présence va faciliter le déroulement des évènements. Son plan est clair. Se tenir très près de Julien, comme il le fait en cet instant. Puis quand le train va entrer en gare, se placer derrière lui et le projeter d’un seul coup sur les rails. Julien est de la même corpulence que lui. Il pense qu’un coup d’épaule devrait suffire. Au besoin, il s’aidera de ses mains. On pensera à une banale chute due à une bousculade. Laurent a de la chance. Le quai est particulièrement bondé aujourd’hui. La foule s’est amassée d’un coup, sans doute à cause de ces écoliers. Ils sont au moins quatre-vingt-dix. Cinq ou six d’entre eux sont des éléments perturbateurs. Ils courent, chahutent, crient et les accompagnants ne parviennent pas à calmer leur excitation. C’est parfait. Laurent ne pouvait pas rêver meilleure situation. Il va profiter de la panique pour prendre la fuite discrètement, sans courir. Et puis s’il se trouve un témoin pour dire que la victime a été poussée, ou si une caméra malencontreusement placée dans le bon angle filme son geste, il a pris les devants. Il s’est habillé d’un imper large qui masque ses formes et qu’il a acheté exprès pour l’occasion, tout comme la casquette qui masque le haut de son visage. Lire la suite